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Arrah : Difficile de s’approvisionner en eau potable à Abongoua

dimanche, 11 février 2018 18:10

Des bidons de 25l sur des vélos, des motocyclettes ou dans des tricycles, ils se rendent à Kotobi, à environ 6 km pour s’en procurer.

Arrah : Difficile de s’approvisionner en eau potable à Abongoua

S’approvisionner en eau potable à Abongoua, une localité de la sous-préfecture de Kotobi, dans le département d’Arrah, est un véritable parcours du combattant. En effet, selon les informations recueillies sur place les 9 et 10 février, l’eau ne coule plus des robinets depuis plus de trois semaines.

Pour avoir le liquide précieux, les femmes de ce village de plus de 15 mille habitants sont obligées de se rabattre sur des puits abandonnés il y a belle lurette et donc mal entretenus. Et lorsque l’eau est trouvée, elle est de mauvaise qualité. « Je me suis réveillée à 4h. Après avoir parcouru de nombreux puits, voilà ce que j’ai pu recueillir »,  confie dame Affoué Marie qui ne manque pas de nous montrer cette eau trouvée qu’elle s’apprêtait d’ailleurs à utiliser pour la préparation. Les hommes, quant à eux, utilisent tous les moyens en leur possession.

Des bidons de 25l sur des vélos, des motocyclettes ou dans des tricycles, ils se rendent à Kotobi, à environ 6 km pour s’en procurer.  « Avant, nous nous réveillions tard dans la nuit pour recueillir de l’eau quand il y avait une  coupure. Mais actuellement, ce n’est plus possible. Aucune goute d’eau ne sort des robinets », se désole un jeune d’une trentaine d’années transportant de nombreux bidons sur sa moto.

La situation est donc intenable surtout avec cette période de forte chaleur. Nous avons même surpris certaines personnes, venues d’Abidjan, la capitale économique pour des funérailles qui s’apprêtaient à se laver avec de l’eau minérale vendue dans des sachets. En attendant de trouver une solution à cette situation, à Abongoua, chacun se débrouille comme il le peut pour trouver ce liquide précieux.

Boni Amlaman

Correspondant

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