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Les cités de Williamsville, Abobo et 220 se préparent

jeudi, 24 octobre 2019 11:01
Les cités de Williamsville, Abobo et 220 se préparent Crédits: Joséphine Kouadio

A Abobo 1 et 2, Williamsville et 220 Logements s’apprêtent à accueillir les étudiants de l’université Nangui Abrogoua, dans un délai qui n’excède pas trois mois.

Les sous-directeurs : du patrimoine et de la Maintenance, Coulibaly Adama ; de l’accueil et le logement, Mme Karamoko Bayoro épouse Nehouan, ainsi que des activités culturelles et sociales Eugène Kouassi du Crou 2, sont confiants, au regard de l’avancement des travaux de réhabilitation.

La cité des 220 est pratiquement prête. Elle sera affectée aux doctorants et aux Masters. Quant aux autres, plus de 54% des travaux ont été réalisés », confie Coulibaly Adama. Les Crou 1 et 2 ont été créées après la scission du Crou, arrimé à l’université Félix Houphouët-Boigny. Les domaines d’intervention de la première entité s’étendent au Campus de Cocody, Mermoz, la Cité rouge, Port-Bouët, pendant que la deuxième rayonne sur Abobo, Williasmville et les 220 Logements.

En attendant l’ouverture des structures qui leur sont affectées, le Crou 2 continuer d’être sous la coupe du Crou 1 qui lui a attribué, un quota. Qui a permis de loger 378 étudiants dans les autres cités, sur 912 demandes, selon les critères d’âge et de mérite, pour 8000 étudiants.

Démarrage des travaux en 2018

Les travaux de réhabilitation des cités ont démarré en 2018. Ousseine Ouattara, directeur du Crou 2 et son équipe ont procédé au cloisonnement des salons, des salles à manger et des buanderies des appartements initialement conçus en 3 et 4 pièces, pour en accroitre la capacité d’accueil. Ainsi, de 1359 lits ils en sont à 3059 lits, soit 1700 en plus, au dire du sous-directeur chargé du patrimoine.

De même qu’ils ont engagé une série d’actions visant à améliorer le cadre de vie des étudiants. Il s’agit de la réhabilitation du restaurant universitaire, l’extension du bâtiment de la cuisine, la restauration du bâtiment servant outre cela, la direction a offert un groupe électrogène de 150 KwA, de même qu’elle a mis à neuf le bâtiment F, où elle a ouvert le bureau du chef de service restaurant et la maison de l’étudiant qui sert de point focal entre les nouveaux étudiants et les anciens.

Parlant de déviances et autres comportements condamnables, les trois responsables croient leurs étudiants à l’abri. « Ici, tu ne valides pas, tu es renvoyé. Les étudiants d’ici sont spéciaux. Ils bossent dur. Ce qui est différent des autres structures.  Ils n’ont pas le temps de s’adonner à des vices. Nous nous posons parfois la question de savoir s’ils ne continueront pas à dormir ici, même si les cités sont ouvertes », s’empresse de répondre Eugène Kouassi. Un service médical existe au niveau de l’université, pour minimiser les risques de maladie.

MARCELLINE GNEPROUST


Des Ong de coaching à la rescousse

L’un des plus gros épouvantails des étudiants demeure indubitablement la méthodologie. Des QCM (question à choix multiple) et des QCD (question à choix double où l’on répond par vrai ou faux). En apparence simple, ce système constitue, à ce qu’ils déclarent tous, une réelle entrave. Ayant perçu le filon, des Ong de coaching se sont mises en branle : Écurie santé ; Succès-Tronc-Formation et bien d’autres guident les étudiants, moyennant rémunération.

Pour Dr Kouamé Kouakou, médecin anesthésiste-réanimateur, et fondateur d’Ecurie Santé, l’idée d’une structure d’encadrement a germé en 2015, après qu’il a été sollicité par un ami pour accompagner sa fille. L’homme intègre dans la formation le cadre de vie. Ainsi, vingt-deux chambres climatisées sont mises à la disposition de ses filleuls.

Kouassi Gnamien Serge, en 2e année de pharmacie, fait partie des succès du Dr Kouakou. Ce dernier conseille aux candidats « de s’armer de courage. Parce que le Tronc commun, ce n’est pas une course de vitesse, mais d’endurance. Arriver à bosser une diapositive par jour, c’est déjà une victoire », soutient-il. Succès-Tronc-Formation a été créée par Scheckina, en 4e année de Médecine, et cinq amis en 2015, pour aider les étudiants à relever le défi. Cela, après l’expérience personnelle qu’il a vécue en 2013.

En effet, cette année-là, le Tronc commun avait enregistré une superposition de quatre promotions. À savoir les bacheliers de 2009, 2010, 2011 et ceux de 2012, sans oublier les redoublants, pour un quota de 800 places. Quel défi ! À l’heure du bilan, le jeune homme se dit sur la bonne voie, au regard des acquis suivants: 51% de taux de réussite pour la première expérience, plus de 50% l’année suivante avec plus de 400 admis et toujours sur la même lancée.

Même s’il reconnaît la difficulté qui entoure ce concours, il se réjouit tout de même de sa mise en place. Parce que le Tronc commun permet, selon lui, d’éviter des injustices. « Tout étudiant peut réaliser aujourd’hui son rêve d’être médecin, ce qui n’était pas le cas avant où cette profession était dédiée à des lignées », confie le jeune homme. Il plaide pour l’augmentation des infrastructures sanitaires afin de recueillir le plus grand nombre de praticiens.

M. GNEPROUST