Industrialisation de la filière cacao : Barry Callebaut s’engage à "faire passer la Côte d’Ivoire de pays du cacao à celui du chocolat"

Industrialisation de la filière cacao : Barry Callebaut s’engage à "faire passer la Côte d’Ivoire de pays du cacao à celui du chocolat"

Aujourd’hui, c’est chose faite. Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des Pme, Souleymane Diarrassouba, représentant le premier ministre, en procédant à l’inauguration de la nouvelle unité de transformation de fèves de cacao, de Saco, le 29 mars 2019, a indiqué avoir pris bonne note de l’engagement de Antoine de Saint-Afrique, Ceo du groupe Barry Callebaut de « faire passer la Côte d’Ivoire d’un pays du cacao à un pays du chocolat ».

Du projet d’extension, il a annoncé, l’ouverture pour l’année prochaine une Académie du chocolat destinée à former  les professionnels ivoiriens du chocolat. Son groupe, a-t-il affirmé, a pour ambition de « produire du chocolat sur les terres du premier producteur mondial de cacao ».

Il faut signaler qu’avec sa nouvelle unité de transformation d’Abidjan-Marcory, Zone 4, Saco a accru sa capacité et dispose d’une capacité de broyage de 40000 tonnes. Et surtout doubler son volume de broyage de fèves par an à Abidjan. « Ainsi, en incluant les investissements  prévus sur le site de transformation San Pedro, la Saco investira plus de 30 milliards de Fcfa dans l’extension de ses capacités au cours des cinq prochaines années », a indiqué Loïc Biardeau, administrateur général de la Saco.

Rappelant que son entreprise a investi en Côte d'Ivoire durant ces 10 dernières années plus de 100 milliards de Fcfa, M. Biardeau a souligné qu’avec la nouvelle unité de transformation, ce sont 45 emplois directs et permanents qui ont été créés « C’est le symbole de notre engagement en Côte d’Ivoire », dira-t-il.

Selon Antoine de Saint-Afrique, il faudrait que la production de chocolat  durable  devienne la norme. Pour y arriver, son groupe s’est fixé quatre objectifs majeurs à l’horizon 2025. Il s’agira d’éradiquer le travail des enfants, de protéger l’environnement, de sortir les planteurs de la pauvreté et faire en sorte que 100% des ingrédients rentrant dans la fabrication du chocolat soient durable.

Le ministre Diarrassouba a félicité la Saco dans le cadre  la mise en œuvre  de la convention de Droit unique de sortie (Dus) différencié instauré en 2016. « A cette convention,  la société Saco dont la capacité de broyage de fait était de 175.000 tonnes par an, s'engageait à augmenter sa capacité de transformation de fèves jusqu'à atteindre 232000 tonnes de fèves transformées sur une période de cinq (5) ans. Les résultats enregistrés au  terme de la première année de mise en oeuvre  de cette convention sont satisfaisants. Situant la production de Saco, à 166.054 tonnes contre 165.000 tonnes attendues soit un taux de réalisation de 101% », a-t-il fait remarqué.

Poursuivant, il a expliqué que cette performance a permis à la société Saco de bénéficier du Dus différencié au titre de la 2ème année avec des taux de Dus réduit à 13,2% sur la masse, 11% sur le beurre, 9,6% sur la poudre de cacao contre un taux normal de 14,6% pour ces différents produits.

Selon le ministre Diarrassouba, cette politique s'est élargie ces dernières années avec les incitations fiscales fortes, notamment le Dus différencier qui ont permis d'atteindre 745.000 tonnes de capacité de broyage total installé en 2018. Toute chose qui a propulsé la Côte d’Ivoire au rang de leader mondial de la transformation primaire avec les Pays Bas.

A noter que le Dus différencié a été instauré par le gouvernement au niveau de la fiscalité au profit des unités industrielles de transformation de cacao. Cette nouvelle disposition vise à renforcer la compétitivité des entreprises industrielles de transformation de cacao en Côte d’Ivoire.

Salif D CHEICKNA

salifou.dabou@fratmat.info

 

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