Dialogue: Gouvernement et syndicats en discussion depuis lundi

Dialogue: Gouvernement et syndicats en discussion depuis lundi

Le chef de cabinet de la ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle (Menetfp), Abdoulaye Kouyaté, a, au nom de la ministre, salué l’ouverture des discussions avec les mouvements grévistes. Il a souhaité que toutes les parties prenantes observent, tout au long du processus qui va durer trois semaines, le principe de base du dialogue social, qui veut qu’autour de la table des négociations, il n’y ait avant tout que des partenaires qui,  au-delà de leurs statuts, se doivent mutuellement respect et courtoisie.

« Pendant cette discussion, que chacun mesure bien notre mission commune qui est de préserver l’école ivoirienne d’une crise qui n’en finit pas. Faisons tous preuve dès lors de probité intellectuelle, de transparence et de confiance les uns dans les autres », a-t-il recommandé.

Abdoulaye Kouyaté a également rappelé que Kandia Camara attend que « le chronogramme de discussions, entamé ce jour, induise chez les syndicalistes la levée ou, à tout le moins, la suspension des mots d’ordre de grève ». Avant de promettre que la ministre assumera toute sa responsabilité et que tous les points de revendication seront analysés et argumentés. Il s’agira, in fine, pour le gouvernement de prendre des décisions pérennes dans l’intérêt de tous.

Le conseiller technique Adama Diawara, représentant du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly à ces négociations, a invité les experts du gouvernement et les représentants syndicaux à des échanges francs et constructifs pour ramener la paix dans le système éducatif.

David Bli Blé et Pacôme Attabi, porte-parole  de l’Intersyndicale de l’enseignement préscolaire et primaire de Côte d’Ivoire (Isepp-Ci) et de la Coalition du secteur éducation/formation (Cosefci), ont, tour à tour, appelé à des débats sans faux-fuyant devant aboutir à des résultats concrets et soutenu que le mot d’ordre de grève reste toujours en vigueur.

GERMAIN GABO