Alassane Ouattara: "Nous devons créer des produits financiers innovants"
Alassane Ouattara: "Nous devons créer des produits financiers innovants"
Prononçant une conférence à Marrakech (Maroc), lors du 9e Forum sur le développement de l’Afrique, le Président de la République, Alassane Ouattara, a encore une fois mis l’accent sur le développement du taux de bancarisation, clé de voûte de l'émergence du secteur bancaire.
« Nous devons donc faire des efforts pour augmenter de façon significative la bancarisation dans nos pays. Ce sujet me tient particulièrement à cœur. C’est pourquoi, j’ai demandé à mon gouvernement de travailler, en liaison avec la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), à la création de nouveaux instruments financiers permettant la mobilisation de l’épargne à long terme. Ce type d’épargne est important, notamment pour les compagnies d’assurance », a confié le Chef de l’Etat.
Estimé actuellement à 12%, le taux de bancarisation de la Côte d’Ivoire, indique le Président, ne contribue pas au développement économique de la Côte d'Ivoire et empêche la mobilisation de l’épargne. Car, avoue-t-il, plusieurs volumes de transactions financières échappent au secteur financier.
Il appelle à la mobilisation de l’épargne locale, tout en demandant au secteur financier de créer de nouveaux circuits économiques.
Pour ce qui est du thème de ce 9e forum (des financements innovants pour la transformation de l’Afrique), Alassane Ouattara a fait remarquer: « la première piste qui s’offre à nous, est d’accélérer le développement de nos marchés financiers en vue d’amorcer la transformation de nos économies. A cet égard, nous devons créer des produits financiers innovants, tout en nous dotant d’institutions et d’infrastructures financières nationales et régionales efficaces ».
Le conférencier a, cependant, reconnu le travail abattu par la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm), tout en exhortant le marché boursier à plus inciter les entreprises et les Pme à adhérer aux marchés boursiers. « Elles doivent être encouragées à investir dans les instruments financiers que propose la Brvm. Cette politique contribuera incontestablement au développement d’instruments financiers, avec un accroissement des revenus pour les individus ou les entreprises plaçant leurs ressources en bourse », a-t-il expliqué.
Le Président de la République a abordé le chapitre relatif au secteur privé, le partenariat public-privé, la mobilisation des ressources.
En effet, le mardi 14 octobre, la ministre auprès du Premier ministre chargé de l’Économie et des Finances, Kaba Nialé, a aussi proposé comme nouvelle approche de la croissance des financements intérieurs lors d'un panel. Selon elle, cette nouvelle donne peut être une source de développement durable au détriment de l'aide publique difficile à acquérir.
Kamagaté Issouf
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