Formation technique : Le Gibtp rejoint le Pacte industrie-enseignement technique et professionnel
Par la seconde signature, le Gibtp a officiellement adhéré au Pacte industrie–enseignement technique et professionnel (Pietp). Par sa lettre d’engagement 2026-2029, le groupement mobilisera ses entreprises membres autour de cinq métiers prioritaires : le génie civil, la conduite d’engins, le coffrage-ferraillage, l’électricité et la plomberie.
Placé sous l’égide du ministre délégué chargé de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle et du ministre de la Promotion de la jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, ce pacte constitue une alliance stratégique entre l’État et le secteur privé visant à faire de la formation technique un véritable levier de compétitivité industrielle et de croissance inclusive.
Le programme prévoit également le lancement de « Elles construisent », une initiative dédiée à la féminisation des métiers du Btp, ainsi qu’un investissement de 150 millions de Fcfa dès la première année.
Un exemple de partenariat public-privé pour renforcer l’employabilité
Le ministre Jean-Louis Moulot a exprimé tout l’espoir qu’il place dans cette prise en main du centre par le secteur privé. « J’ai la conviction qu’à terme, nous enregistrerons un meilleur taux d’insertion, puisque cette formation se fera également par l’apprentissage. Les apprenants seront en entreprise, donc en situation réelle de travail. Cela permettra de faire passer le taux d’insertion des jeunes de 37 % actuellement à 70 % à l’horizon 2030, conformément aux ambitions du Plan national de développement (Pnd 2026-2030) », a-t-il déclaré. Il s’est également réjoui de voir « le Gibtp rejoindre le Pietp, qui rapproche l’enseignement des secteurs productifs ».
Lamine Koné a salué « une étape décisive pour l’employabilité des jeunes et l’adéquation entre la formation et l’emploi dans les secteurs des travaux publics et des mines ».
Expliquant que « ce moment n’est pas une simple formalité administrative, il est la manifestation de notre vision commune et de notre ambition partagée : faire de ce centre, le Cfa de Gagnoa, un véritable pôle d’excellence, tourné vers l’avenir et ancré dans les réalités du marché de l’emploi ainsi que dans les besoins du secteur du Btp et des mines ».
Il a également indiqué que le projet repose sur cinq piliers fondamentaux : l’excellence et l’innovation pédagogiques, une synergie forte entre l’État de Côte d’Ivoire et les entreprises du secteur privé, l’employabilité et l’efficacité, ainsi que la pérennité et la durabilité.