Fonction publique : Le ministère affiche 80 % de performance à mi-parcours de ses lettres de mission 2026
Pour la ministre d'État, l'évaluation régulière des performances constitue un véritable outil de pilotage. « Une administration qui évalue régulièrement son action dispose d'une véritable boussole. Elle sait où elle va, mesure le chemin parcouru, identifie rapidement les écarts et prend, sans attendre, les décisions qui s'imposent », a-t-elle souligné.
Anne Désirée Ouloto-Lamizana a rappelé que ce bilan à mi-parcours vise à vérifier si le département ministériel demeure sur la trajectoire fixée. Elle a replacé cet exercice dans le contexte de la mise en œuvre du Plan national de développement (Pnd) 2026-2030, estimant que la réussite de ce programme dépendra largement de la capacité de l'administration à disposer des compétences nécessaires et à renforcer la culture de la performance.
« Nous devons renforcer davantage notre culture de la performance, améliorer continuellement nos méthodes de gestion et veiller à ce que chacune de nos actions contribue efficacement à l'atteinte des objectifs du Pnd », a-t-elle insisté, rappelant que son ministère doit être exemplaire dans l'application de la gestion axée sur les résultats.
La ministre d'État a également souligné que « l'administration de demain ne sera pas celle qui travaillera davantage. Elle sera celle qui saura mieux planifier, mieux mesurer, mieux décider et mieux rendre compte ». En ouverture de l'atelier, le directeur de la Planification, des Statistiques et de l'Évaluation (Dpse), Gueu Alexandre, a souhaité la bienvenue aux participants. Il a salué l'engagement de la ministre d'État en faveur de cette rencontre, qu'il a présentée comme un cadre de concertation favorisant la transparence, la redevabilité et l'amélioration continue des performances administratives.
À la clôture des travaux, Anne Désirée Ouloto-Lamizana a exhorté les responsables administratifs à transformer les insuffisances relevées en leviers d'amélioration. « Les constats établis ne doivent pas nous inquiéter. Ils doivent nous mobiliser. Ils constituent notre feuille de route pour le second semestre », a-t-elle affirmé. Elle a, dans ce sens, instruit la Direction de la Planification et du Suivi-Évaluation de renforcer son accompagnement auprès des différentes unités administratives afin d'identifier rapidement les retards, les blocages et les risques de non-réalisation, puis de proposer les mesures correctives appropriées.
La ministre a également mis en avant quatre principaux défis à relever : les contraintes budgétaires, la communication, les ressources humaines et l'amélioration de l'environnement de travail. Au terme des deux jours d'échanges, le bilan présenté fait état de 390 activités programmées, dont 140 réalisées (36 %), 172 en cours d'exécution (44 %) et 78 non démarrées (20 %). Malgré ces défis, le ministère enregistre une performance globale de 80 % à fin juin 2026, avec l'ambition d'accélérer la mise en œuvre des actions prévues au cours du second semestre.