FIMEC 2026: Des panels et des masterclasses pour faire de la compétence un ‘‘passeport’’ vers l’emploi

Le président du Cesec, Dr Eugène Aka Aouélé (au centre),  a insisté sur l’importance d’une formation professionnelle mieux ancrée dans les réalités locales.
Le président du Cesec, Dr Eugène Aka Aouélé (au centre), a insisté sur l’importance d’une formation professionnelle mieux ancrée dans les réalités locales.
Le président du Cesec, Dr Eugène Aka Aouélé (au centre), a insisté sur l’importance d’une formation professionnelle mieux ancrée dans les réalités locales.

FIMEC 2026: Des panels et des masterclasses pour faire de la compétence un ‘‘passeport’’ vers l’emploi

Le 17/07/26 à 12:51
modifié 17/07/26 à 14:03
Loin des discours institutionnels, la deuxième édition du Fimec qui s'est déroulée du 15 au 16 juillet 2026 à Abidjan s’est imposée comme un espace d’échanges, de transmission et de rencontres. Pendant deux jours, experts, décideurs publics, acteurs du secteur privé et jeunes ont confronté leurs idées autour d’un enjeu central : faire de la compétence un levier de transformation économique et d’insertion professionnelle.

Les panels ont compté parmi les temps forts de cette édition. Le débat de haut niveau sur le thème « Compétences, emploi et transformation économique en Afrique : le rôle stratégique de la formation professionnelle » a posé les bases de la réflexion. Responsables publics, partenaires internationaux et représentants du monde économique y ont souligné la nécessité d’adapter les formations aux évolutions du marché du travail et aux besoins des économies africaines.

Parmi les intervenants, le président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (Cesec), Dr Eugène Aka Aouélé, a insisté sur l’importance d’une formation professionnelle mieux ancrée dans les réalités locales. Lors d’un panel consacré au rôle des territoires dans le développement des compétences, il a rappelé que les régions sont de véritables réservoirs de talents et d’opportunités.

« Nos régions sont de véritables viviers de compétences, indispensables à la transformation économique de notre pays », a-t-il souligné, appelant à renforcer la collaboration entre l’État, les collectivités territoriales, le secteur privé et les structures de formation. Selon lui, les politiques de développement des compétences doivent tenir compte des spécificités économiques, sociales et culturelles de chaque territoire.

Les échanges ont aussi porté sur les Pme, l’entrepreneuriat et la création d’emplois durables et inclusifs. La professionnalisation des métiers ainsi que l’accompagnement de la transition de l’informel vers le formel ont occupé une place importante dans les discussions.

Au-delà des réflexions stratégiques, le Fimec a misé sur des formats pratiques avec des master class. Intelligence artificielle et employabilité, métiers d’avenir, art du pitch, développement personnel ou encore soft skills : ces sessions ont permis aux participants de repartir avec des outils concrets et d’échanger avec des professionnels.

Parmi les témoignages marquants, celui du photographe ivoirien Seibou Traoré, ambassadeur du Fimec, a retenu l’attention. Revenant sur son parcours, lui qui est diplômé en biochimie avant de se tourner vers la photographie, a invité les jeunes à porter un autre regard sur les métiers professionnels.

« Les métiers ne sont pas des voies par défaut. Apprendre un métier, c’est aussi aller à l’école de ce métier », a-t-il expliqué, rappelant que la réussite repose d’abord sur la maîtrise d’un savoir-faire. De ses débuts dans la photographie à son parcours auprès du Président de la République, jusqu’à son statut de formateur certifié et d’ambassadeur Canon, Seibou Traoré a livré un message simple : « Ne courez pas après le succès ou l’argent. Courez après la connaissance. Le reste viendra ».

Avec ses panels, ses ateliers pratiques et ses témoignages, le Fimec 2026 a dépassé le cadre d’un simple rendez-vous institutionnel. Le forum s’est affirmé comme un espace d’orientation et d’apprentissage, porté par une conviction forte. A savoir que dans un monde du travail en mutation, la compétence reste l’un des meilleurs passeports vers l’opportunité et l’autonomie.


Le 17/07/26 à 12:51
modifié 17/07/26 à 14:03