Forum international des métiers et des compétences 2026 : Un cap franchi pour l’emploi des jeunes
Bien au-delà d’un simple forum, le Fimec s’est affirmé comme un espace de dialogue entre les jeunes et les acteurs de la formation, de l’emploi et de l’entrepreneuriat, avec l’ambition de rapprocher les besoins du marché des aspirations de la jeunesse.
La cérémonie de clôture s’est déroulée en présence d’Eugène Aka Aouélé, président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (Cesec), de représentants d’institution internationale, de partenaires techniques et financiers, de chefs d’entreprise ainsi que de plusieurs responsables administratifs.
Prenant la parole pour refermer les travaux, Me Adama Kamara, ministre de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle, parrain de l’événement, s’est félicité du succès de cette deuxième édition. À ses yeux, le Fimec s’impose désormais comme « le rendez-vous de référence des métiers et des compétences ».
« Ce forum a tenu toutes ses promesses », a-t-il déclaré, avant de dégager trois enseignements majeurs. D’abord, la compétence constitue, selon lui, « la clé de voûte de la transformation économique et sociale » de la Côte d’Ivoire. Ensuite, cette ambition ne peut être portée que par une mobilisation collective associant l’État, le secteur privé, les partenaires au développement, les collectivités territoriales et le monde académique. Enfin, il a rappelé que la jeunesse devait rester au cœur de cette dynamique, en devenant pleinement actrice de son avenir.
Le ministre a également insisté sur l’un des principaux acquis du forum : le Livre blanc présenté lors de la clôture. Fruit des réflexions et recommandations formulées au cours des différentes sessions, ce document est appelé à guider les futures politiques publiques en matière de développement des compétences.
« Ce Livre blanc ne restera pas sur une étagère. Il sera porté à la table du gouvernement et servira de référentiel pour notre politique de développement des compétences et de la formation professionnelle », a assuré Me Adama Kamara.
Même conviction du côté du président du comité scientifique, le professeur Alban Ahouré. Il a rappelé que ce document, élaboré après plusieurs mois de travaux, doit permettre de transformer les idées en actions concrètes, mesurables à court, moyen et long termes. « Il ne doit pas être un document de plus, mais l’instrument par lequel nous transformerons ces deux journées de réflexion en un engagement tenu », a-t-il souhaité.
Au terme de cette deuxième édition, le Fimec confirme sa vocation : faire de la formation professionnelle un levier majeur de l’employabilité, de l’innovation et de la transformation économique. Une ambition résumée par Me Adama Kamara dans son adresse aux jeunes : « Vous êtes la raison d’être de ce forum. Repartez avec la certitude que votre pays se bat pour vous offrir des compétences, des métiers et un avenir ».