Tonkpi/Gbatongouin : Le meurtrier de l’institutrice et de son fils condamné à la prison à perpétuité

Goré Bi et sa concubine condamnés à de lourdes peines. (Ph: Dr)
Goré Bi et sa concubine condamnés à de lourdes peines. (Ph: Dr)
Goré Bi et sa concubine condamnés à de lourdes peines. (Ph: Dr)

Tonkpi/Gbatongouin : Le meurtrier de l’institutrice et de son fils condamné à la prison à perpétuité

Le 13/07/26 à 17:38
modifié 13/07/26 à 17:53
Près de trois ans après le crime qui a bouleversé Gbatongouin, dans la région du Tonkpi, la justice a rendu son verdict. Le 10 juillet 2026, le tribunal de Man a condamné Goré Bi Blah Mohamed à la prison à perpétuité pour le double assassinat de l’institutrice Kéké Loyoh Christelle Flavie et de son fils de 7 ans. Sa concubine, Tiémoko Christelle, poursuivie pour complicité, a été condamnée à cinq ans d’emprisonnement.

Le 20 novembre 2023, les populations de Gbatongouin s’étaient réveillées après une macabre découverte. L’institutrice et son jeune fils avaient été retrouvés égorgés à leur domicile, un crime qui avait suscité une vive émotion dans toute la Côte d’Ivoire.

Au cours des débats, Goré Bi est revenu sur les faits avant d’adresser un message de repentir. « Je demande pardon à toute la Côte d’Ivoire, au corps enseignant et à tous ceux que j’ai déçus », a-t-il déclaré devant le tribunal.

Sa concubine, Tiémoko Christelle, a également imploré la clémence de la justice. En larmes, elle a demandé « une seconde chance » afin de pouvoir s’occuper de l’enfant qu’elle a mis au monde pendant sa détention. « Donnez-moi une seconde chance pour m’occuper de mon enfant, que j’ai eu en prison et qui ne me connaît pas », a-t-elle plaidé.

La défense de Goré Bi a tenté de convaincre le tribunal que son client souffrait de troubles psychiatriques. Son avocat a soutenu qu’un médecin lui avait diagnostiqué, en 2021, une maladie mentale ayant nécessité deux années de traitement. Il a également évoqué une consommation d’alcool et de stupéfiants, estimant que son client ne disposait pas de toutes ses facultés mentales. « Tout ce qui vous semble logique, moi, j’en doute », a insisté le conseil, avant de demander au tribunal de tenir compte de cette situation.

L’avocat a également sollicité l’indulgence de la juridiction envers le couple, rappelant que leur unique enfant est né en prison. « Permettez-leur d’être libres pour s’en occuper », a-t-il plaidé.

Le ministère public, de son côté, a retenu la gravité exceptionnelle des faits. Si le procureur avait requis la prison à perpétuité contre Goré Bi et vingt ans d’emprisonnement contre sa concubine, le tribunal a finalement condamné cette dernière à cinq ans d’emprisonnement.


Le 13/07/26 à 17:38
modifié 13/07/26 à 17:53