Lutte contre les faux médicaments : l'AIRP hausse le ton
Dans cette dynamique, une vaste campagne nationale de déclaration des produits cosmétiques, menée d'octobre 2024 à mars 2025, a permis de recenser 11 849 produits déclarés par 1 140 opérateurs économiques. « Nous sommes aujourd'hui dans la phase post-campagne qui consiste à analyser les dossiers, construire une base de données fiable et assainir durablement le marché », a expliqué le Directeur général. Il a, par ailleurs, mis en garde les distributeurs et commerçants contre la commercialisation de produits non autorisés. « Vendre des produits de dépigmentation non homologués, c'est s'exposer à la loi », a-t-il prévenu, tout en précisant que l'AIRP n'a mandaté aucune structure privée pour collecter des fonds en vue de l'enregistrement des produits. Pour faire face à ce fléau, l'AIRP s'appuie sur une plateforme nationale regroupant les administrations publiques, les forces de sécurité, les Douanes, Interpol, le ministère de la Justice, l'Ordre national des pharmaciens, les grossistes-répartiteurs, les industriels pharmaceutiques et plusieurs organisations professionnelles. Au cours de cette deuxième réunion de la Plate-forme nationale de lutte contre les PMQIF, les participants examinent le bilan des opérations menées au premier semestre 2026 et définissent de nouvelles stratégies de coordination afin de renforcer la surveillance du marché des médicaments, des compléments alimentaires et des produits cosmétiques.
Représentant le ministre de la Santé, Pierre Dimba, la conseillère technique chargée des questions pharmaceutiques, le Dr Assouan Marie, s'est félicitée des résultats obtenus grâce à la synergie d'action entre les différentes institutions impliquées. régularisation a permis d'identifier 11 849 produits, déclarés par 1 140 acteurs locaux et importateurs.