Régulation des produits cosmétiques dépigmentants : L'Airp présente ses résultats et réaffirme son engagement

Une dépigmentation nocive. (Ph: Dr)
Une dépigmentation nocive. (Ph: Dr)
Une dépigmentation nocive. (Ph: Dr)

Régulation des produits cosmétiques dépigmentants : L'Airp présente ses résultats et réaffirme son engagement

Le 05/06/26 à 18:18
modifié 06/06/26 à 11:24
L’Autorité ivoirienne de régulation pharmaceutique (Airp) a pris connaissance de déclarations récemment relayées dans les médias, mettant en cause l’efficacité de son action sur le marché des produits cosmétiques. Fidèle à sa vocation d’institution publique fondée sur la rigueur et la transparence, elle tient à apporter les précisions suivantes.

Fondée sur la loi n° 2017-541 du 3 août 2017, dont l’article 7 lui confère expressément la mission de lutter contre les produits pharmaceutiques de qualité inférieure, y compris les produits et les cosmétiques présentant un risque sanitaire, l’Airp a conduit, entre octobre 2024 et mars 2025, sous la houlette du ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle (Mshpcmu), une campagne nationale de déclaration volontaire des produits cosmétiques, des médicaments à base de plantes et des compléments alimentaires.

La Police sanitaire, à travers ses interventions régulières sur le terrain, en a garanti la crédibilité opérationnelle.

Les résultats de cette campagne sont éloquents : 11 849 produits ont été analysés auprès de 1 140 établissements, constituant ainsi la base de données nationale la plus complète sur le marché cosmétique ivoirien. Parmi les 2 639 produits à risque élevé recensés, les produits éclaircissants représentent 75 % des références dangereuses, dont 64 % sont d’origine locale.

Ces données fondent un plan d’action structuré prévoyant la notification des établissements non conformes, la formation des producteurs ainsi que des opérations de répression coordonnées avec les forces de l’ordre, le ministère du Commerce, les Douanes ivoiriennes et l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi).

Une institution qui recense près de 12 000 produits, les classe et publie ses conclusions n’est pas indifférente : c’est un État qui protège ses citoyens.

L’Airp documente ses contraintes sans les dissimuler. La circulation persistante de produits non homologués est combattue quotidiennement, de concert avec la Police sanitaire et le Laboratoire national de santé publique (Lnsp), dans le cadre d’une coordination que le Mshpcmu s’emploie à renforcer.

À cet égard, l’Airp reconnaît la valeur de la société civile et l’invite à s’inscrire dans une démarche de collaboration structurée : transmettre ses signalements via le site www.airp.ci, s’appuyer sur la base de données des 11 849 produits classifiés et intégrer le dispositif national aux côtés du Mshpcmu, du Lnsp, de la Police sanitaire et de l’Airp. Une réunion bilatérale est proposée à tout acteur souhaitant contribuer à cet effort.

La Côte d’Ivoire s’est dotée d’une autorité de régulation pharmaceutique afin de garantir la sécurité sanitaire de ses citoyens.

L’Airp assume cette responsabilité avec rigueur et constance. Sa réponse aux défis n’est ni le silence ni la polémique : c’est l’action. Elle réaffirme sa pleine disponibilité ainsi que son engagement constant à accomplir sa mission de protection de la santé publique.


Le 05/06/26 à 18:18
modifié 06/06/26 à 11:24