Insertion professionnelle : l’Allemagne et l’Union européenne aux côtés des secteurs public et privé pour booster l’employabilité

Bailleurs, tutelle, formateurs, entreprises et apprenants engagés dans un processus de réorientation de la politique nationale de formation technique et professionnelle (DR)
Bailleurs, tutelle, formateurs, entreprises et apprenants engagés dans un processus de réorientation de la politique nationale de formation technique et professionnelle (DR)
Bailleurs, tutelle, formateurs, entreprises et apprenants engagés dans un processus de réorientation de la politique nationale de formation technique et professionnelle (DR)

Insertion professionnelle : l’Allemagne et l’Union européenne aux côtés des secteurs public et privé pour booster l’employabilité

Le 26/06/26 à 20:36
modifié 26/06/26 à 21:05
Le ministre délégué en charge de la Formation technique, Jean-Louis Moulot, a exprimé, le 26 juin 2026 au Lycée professionnel sectoriel de Yopougon (Lpsy), la gratitude du gouvernement et du secteur privé à l’endroit de la République fédérale d’Allemagne et de l’Union européenne pour leur appui à la mise en place d’une nouvelle architecture de la formation professionnelle, destinée à booster l’employabilité des jeunes. C’était à la faveur de la cérémonie de remise officielle de matériels audit lycée, dans le cadre du projet Forprode, (Perfectionnement professionnel orienté par l’offre d’emplois du secteur privé). Il s’agit d’un projet mis en œuvre par l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ), en collaboration avec l’association ProFutur, qui regroupe 22 entreprises privées mutualisant leurs besoins et investissant dans la formation des jeunes.

Jean-Louis Moulot s’est félicité de ce que le projet ait permis de former plus de 1 100 jeunes, dont 950 ont obtenu un emploi, tandis que les autres ont vu leur employabilité fortement améliorée. Le ministre délégué s’est réjoui de ce que « 70 à 80 % des jeunes formés dans le cadre de ce projet ont pu s’insérer, contre 34 à 37 % sur le plan national actuellement ». Il n’a pas manqué de souligner que le projet rassemble la quasi-totalité des composantes de la politique sectorielle de la Côte d’Ivoire, notamment en matière d’équipements et d’outils de pointe pour la formation, de genre et d’inclusion – « 15 à 30 % de filles selon les filières » – ainsi que d’alignement des curricula sur les besoins du marché.

L’ambassadeur d’Allemagne en Côte d’Ivoire, Matthias Veltin, s’est félicité de la qualité de la coopération ivoiro-allemande dans le domaine de la formation et de l’insertion professionnelle. Il a également expliqué que son pays intervient dans ce projet à travers l’initiative spéciale « Emploi décent pour une transition juste », aussi connue sous la marque Invest for Jobs, portée par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ). En outre, le diplomate a indiqué que cette approche combine une théorie rigoureuse et une immersion pratique intensive en entreprise, tout en garantissant une transition à impact immédiat vers l’emploi.

Représentant l’ambassadeur de l’Union européenne, Martina Borova, cheffe de délégation adjointe chargée d’affaires, a, pour sa part, indiqué que la coopération allait s’intensifier dans les domaines de la formation et de l’insertion professionnelle, notamment à travers un projet de 30 millions d’euros qui sera annoncé avant la fin de l’année. La vice-ambassadeur a par ailleurs rappelé que l’UE a déjà injecté 72 millions d’euros dans la formation et l’insertion professionnelle des jeunes en général, et des jeunes filles en particulier. Cette action s’inscrit dans l’optique d’atteindre un taux de 30 % de filles dans les secteurs d’activité où elles sont sous-représentées ou quasiment absentes.


Le 26/06/26 à 20:36
modifié 26/06/26 à 21:05