Rapport 2026
Commerce africain : Afreximbank appelle le continent à transformer les crises géopolitiques en moteur d'industrialisation
Le Caire (Égypte) – Les bouleversements géopolitiques qui secouent l'économie mondiale ne doivent plus être perçus comme une menace pour l'Afrique, mais comme une opportunité historique de renforcer son commerce, d'accélérer son industrialisation et de consolider sa souveraineté économique. C'est le principal message de l'édition 2026 du Rapport sur le commerce en Afrique (African Trade Report), publiée le 24 juin 2026 par la Banque africaine d'Import-Export (Afreximbank).
Intitulé « Tirer parti de la géopolitique pour développer le commerce et l'industrialisation de l'Afrique globale », ce rapport dresse un état des lieux de l'économie africaine dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques, les perturbations des chaînes d'approvisionnement et la fragmentation du commerce mondial. Il propose également une feuille de route pour permettre au continent de transformer ces défis en leviers de croissance durable.
Une croissance africaine supérieure à la moyenne mondiale
Malgré un ralentissement de l'économie mondiale, l'Afrique continue d'afficher une résilience remarquable. Selon le rapport, alors que la croissance mondiale est passée à 3,4 % en 2025 et devrait ralentir davantage à 3,1 % en 2026, le continent africain a enregistré une progression de son PIB réel de 4,5 % en 2025, contre 3,4 % en 2024.
Le commerce africain de marchandises a également connu une évolution positive, avec une hausse de 6,1 %, atteignant près de 1 500 milliards de dollars américains. Dans le même temps, l'inflation moyenne est retombée de 21,6 % en 2024 à 13,1 % en 2025, traduisant les effets d'une meilleure gestion macroéconomique, des réformes engagées par plusieurs États et du soutien des institutions africaines de financement du développement.
Une occasion historique à saisir
Pour le Dr Yemi Kale, économiste en chef du Groupe Afreximbank et directeur général chargé de la recherche et de la veille commerciale, le continent se trouve à un moment décisif de son histoire économique.
« Les tensions géopolitiques et la fragmentation économique redessinent les schémas du commerce mondial, mais elles offrent également à l'Afrique une occasion historique. En tirant stratégiquement parti de ces changements, le continent peut bâtir une économie plus résiliente, plus compétitive et plus inclusive », affirme-t-il.
Il plaide pour une action rapide afin de renforcer les chaînes de valeur régionales, développer les capacités industrielles, améliorer l'accès au financement du commerce et accélérer l'intégration économique africaine.
Le financement du commerce reste un défi majeur
Le rapport relève toutefois plusieurs obstacles susceptibles de freiner cette dynamique. Le déficit de financement du commerce est estimé à 74 milliards de dollars américains en 2025, limitant fortement les capacités d'exportation des entreprises africaines.
À cela s'ajoutent la rareté des devises étrangères, la réduction des relations de correspondance bancaire ainsi que les perturbations persistantes des chaînes logistiques internationales. Ces difficultés entraînent une hausse des coûts de transport, allongent les délais de livraison et affectent particulièrement les économies dépendantes des importations.
La ZLECAf et le PAPSS, piliers de la transformation
Face à ces défis, Afreximbank recommande d'accélérer la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), considérée comme le principal levier d'intégration économique du continent.
Le rapport insiste également sur l'importance du Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), qui facilite les transactions commerciales en monnaies locales, réduit les coûts de paiement et diminue la dépendance vis-à-vis des devises étrangères.
Afreximbank poursuit par ailleurs un ambitieux programme de financement. La Banque indique avoir décaissé 17,5 milliards de dollars américains en 2024 et ambitionne de doubler le financement du commerce intra-africain d'ici à 2026.
Miser sur l'industrialisation et la résilience
En conclusion, l'institution financière panafricaine estime que la capacité de l'Afrique à tirer profit des mutations géopolitiques dépendra de sa faculté à renforcer ses écosystèmes industriels, développer le commerce intra-africain et consolider les mécanismes de financement.
Selon Afreximbank, l'heure est désormais à l'action. L'accélération de la mise en œuvre de la ZLECAf, le renforcement des infrastructures de transport et de logistique, l'élargissement du financement du commerce ainsi que le développement des systèmes numériques de paiement apparaissent comme les conditions essentielles pour bâtir une Afrique plus compétitive, plus résiliente et davantage créatrice de valeur.
À travers ce rapport, Afreximbank réaffirme ainsi sa conviction que les recompositions de l'économie mondiale peuvent devenir un puissant levier d'industrialisation et de prospérité durable pour le continent africain, à condition que les États agissent avec ambition, coordination et détermination.
Une croissance africaine supérieure à la moyenne mondiale
Malgré un ralentissement de l'économie mondiale, l'Afrique continue d'afficher une résilience remarquable. Selon le rapport, alors que la croissance mondiale est passée à 3,4 % en 2025 et devrait ralentir davantage à 3,1 % en 2026, le continent africain a enregistré une progression de son PIB réel de 4,5 % en 2025, contre 3,4 % en 2024.
Le commerce africain de marchandises a également connu une évolution positive, avec une hausse de 6,1 %, atteignant près de 1 500 milliards de dollars américains. Dans le même temps, l'inflation moyenne est retombée de 21,6 % en 2024 à 13,1 % en 2025, traduisant les effets d'une meilleure gestion macroéconomique, des réformes engagées par plusieurs États et du soutien des institutions africaines de financement du développement.
Une occasion historique à saisir
Pour le Dr Yemi Kale, économiste en chef du Groupe Afreximbank et directeur général chargé de la recherche et de la veille commerciale, le continent se trouve à un moment décisif de son histoire économique.
« Les tensions géopolitiques et la fragmentation économique redessinent les schémas du commerce mondial, mais elles offrent également à l'Afrique une occasion historique. En tirant stratégiquement parti de ces changements, le continent peut bâtir une économie plus résiliente, plus compétitive et plus inclusive », affirme-t-il.
Il plaide pour une action rapide afin de renforcer les chaînes de valeur régionales, développer les capacités industrielles, améliorer l'accès au financement du commerce et accélérer l'intégration économique africaine.
Le financement du commerce reste un défi majeur
Le rapport relève toutefois plusieurs obstacles susceptibles de freiner cette dynamique. Le déficit de financement du commerce est estimé à 74 milliards de dollars américains en 2025, limitant fortement les capacités d'exportation des entreprises africaines.
À cela s'ajoutent la rareté des devises étrangères, la réduction des relations de correspondance bancaire ainsi que les perturbations persistantes des chaînes logistiques internationales. Ces difficultés entraînent une hausse des coûts de transport, allongent les délais de livraison et affectent particulièrement les économies dépendantes des importations.
La ZLECAf et le PAPSS, piliers de la transformation
Face à ces défis, Afreximbank recommande d'accélérer la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), considérée comme le principal levier d'intégration économique du continent.
Le rapport insiste également sur l'importance du Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), qui facilite les transactions commerciales en monnaies locales, réduit les coûts de paiement et diminue la dépendance vis-à-vis des devises étrangères.
Afreximbank poursuit par ailleurs un ambitieux programme de financement. La Banque indique avoir décaissé 17,5 milliards de dollars américains en 2024 et ambitionne de doubler le financement du commerce intra-africain d'ici à 2026.
Miser sur l'industrialisation et la résilience
En conclusion, l'institution financière panafricaine estime que la capacité de l'Afrique à tirer profit des mutations géopolitiques dépendra de sa faculté à renforcer ses écosystèmes industriels, développer le commerce intra-africain et consolider les mécanismes de financement.
Selon Afreximbank, l'heure est désormais à l'action. L'accélération de la mise en œuvre de la ZLECAf, le renforcement des infrastructures de transport et de logistique, l'élargissement du financement du commerce ainsi que le développement des systèmes numériques de paiement apparaissent comme les conditions essentielles pour bâtir une Afrique plus compétitive, plus résiliente et davantage créatrice de valeur.
À travers ce rapport, Afreximbank réaffirme ainsi sa conviction que les recompositions de l'économie mondiale peuvent devenir un puissant levier d'industrialisation et de prospérité durable pour le continent africain, à condition que les États agissent avec ambition, coordination et détermination.