Londres 2025 : La diplomatie maritime ivoirienne se distingue à l’Assemblée de l’OMI

La délégation ivoirienne était conduite par Son Excellence Mme Amani Sara, Ambassadrice de Côte d’Ivoire au Royaume-Uni.
La délégation ivoirienne était conduite par Son Excellence Mme Amani Sara, Ambassadrice de Côte d’Ivoire au Royaume-Uni.
La délégation ivoirienne était conduite par Son Excellence Mme Amani Sara, Ambassadrice de Côte d’Ivoire au Royaume-Uni.

Londres 2025 : La diplomatie maritime ivoirienne se distingue à l’Assemblée de l’OMI

Le 06/12/25 à 21:20
modifié 06/12/25 à 21:54
Du 24 novembre au 3 décembre 2025, la Côte d’Ivoire a activement pris part à la 34ᵉ session de l’Assemblée de l’Organisation maritime internationale (OMI), tenue au siège de l’institution à Londres. Cette rencontre mondiale, qui rassemble tous les deux ans les 176 États membres, constitue le cadre stratégique majeur où se décident les orientations relatives à la sécurité, la sûreté et la performance environnementale du transport maritime international.

La délégation ivoirienne était conduite par Son Excellence Mme Amani Sara, Ambassadrice de Côte d’Ivoire au Royaume-Uni. À ses côtés figuraient plusieurs hauts responsables issus du Ministère des Transports et de l’administration maritime : M. Soro Bakary, Directeur de cabinet du ministre délégué auprès du ministre des Transports ; Colonel Aya Kouakou, conseiller technique maritime ; Mme Mélanie Kouassi-Affery, ministre-conseiller chargée des organisations internationales ; ainsi que Colonel-major Kouassi Julien, Directeur général des affaires maritimes (DGAM) et représentant de l’autorité maritime administrative. En marge des travaux, Mme l’Ambassadrice a d’ailleurs reçu en audience la délégation venue d’Abidjan pour une séance de travail consacrée aux enjeux nationaux.

Des discussions stratégiques pour la gouvernance maritime mondiale

Les travaux de cette 34ᵉ session ont porté sur des points essentiels pour l’avenir du secteur maritime. Outre l’élection du président et des vice-présidents de l’Assemblée, les participants ont procédé à la mise en place des commissions, à l’examen des rapports et recommandations des comités techniques, ainsi qu’à l’analyse du rapport relatif à la Convention de Londres de 1972 sur la prévention de la pollution des mers par immersion de déchets, accompagnée de son Protocole de 1996.

L’Assemblée a également évalué l’état d’avancement du programme d’audit des États membres, avant de passer en revue la gestion des ressources financières de l’Organisation. L’un des moments majeurs fut l’élection des membres du Conseil de l’OMI, conformément aux articles 16 et 17 de la Convention.

Renouvellement du Conseil : l’Afrique gagne quatre sièges en catégorie (c)

À l’issue du scrutin du 28 novembre 2025, 40 États ont été élus et répartis en trois catégories.

En catégorie (a), qui regroupe les pays ayant le plus grand intérêt à fournir des services de transport maritime international, le Liberia demeure le seul représentant africain.

La catégorie (b), dédiée aux pays les plus engagés dans le commerce maritime mondial, ne compte aucun État africain.

En catégorie (c), qui offre une représentation géographique équilibrée aux nations ayant des intérêts particuliers dans le transport maritime, quatre pays africains ont été élus, confirmant la montée en influence du continent au sein de l’Organisation.

Un rôle déterminant pour la sécurité des côtes ivoiriennes

La participation de la Côte d’Ivoire à cette instance internationale revêt une importance stratégique. En tant que gardienne des normes mondiales en matière de navigation, de sûreté maritime et de protection de l’environnement marin, l’OMI joue un rôle fondamental pour la sécurité des eaux ivoiriennes. Ses réglementations renforcent la prévention des actes illicites en mer, améliorent la gestion des risques, et contribuent aux efforts nationaux de lutte contre la pollution et la dégradation du milieu marin.

Depuis son adhésion en 1960, la Côte d’Ivoire tire un bénéfice crucial de son engagement au sein de l’OMI, notamment pour moderniser son cadre réglementaire, renforcer la compétitivité de son secteur maritime et protéger ses côtes face aux menaces croissantes.



Le 06/12/25 à 21:20
modifié 06/12/25 à 21:54