Filière hévéa : Plus de 1000 milliards de Fcfa injectés dans l’économie ivoirienne en 2023

Lamine Sanogo, Pca de l'Association des usiniers et producteurs du caoutchouc naturel. (Ph: Julien Monsan)
Lamine Sanogo, Pca de l'Association des usiniers et producteurs du caoutchouc naturel. (Ph: Julien Monsan)
Lamine Sanogo, Pca de l'Association des usiniers et producteurs du caoutchouc naturel. (Ph: Julien Monsan)

Filière hévéa : Plus de 1000 milliards de Fcfa injectés dans l’économie ivoirienne en 2023

Le 26/11/24 à 13:34
modifié 26/11/24 à 16:16
Le président du conseil d’administration de l’Association des usiniers et producteurs du caoutchouc naturel (Aupcn), Lamine Sanogo, a indiqué le mardi 26 novembre 2024, que la filière hévéa a injecté 1200 milliards de Fcfa dans l’économie ivoirienne avec une production d’environ 1 662 000 tonnes exportées. Il s’exprimait dans les locaux du groupe de presse Fraternité Matin, à l’occasion de sa tribune intitulée : « Invité des rédactions ».

Selon lui, cette production a hissé la Côte d’Ivoire au 3e rang mondial des producteurs de caoutchouc derrière la Thaïlande et l’Indonésie. « La Côte d’Ivoire, en détenant plus de 85% de la production africaine, demeure le 1er producteur de caoutchouc naturel en Afrique », a indiqué Lamine Sanogo, soulignant qu’en 2024, la capacité de transformation des usiniers membres dépasse 2 millions de tonnes, avec une production estimée à 1,8 million de tonnes. « Cette disponibilité en capacité de transformation est le reflet de nombreux investissements réalisés dans la filière à la suite de mesures incitatives de l’Etat », a insisté le Pca de l’Aupcn.

Il a souligné que les usiniers se retrouvent dans une situation inverse où le cumul des capacités de transformation est supérieur à la production disponible, alors qu’une dizaine d’usines actuellement en phase de projet, ouvriront courant 2025.

En effet, la politique de développement de l’hévéaculture en Côte d’Ivoire s’est faite à travers plusieurs plans de financement appelés « plans hévéa ». Ainsi, après le désengagement de l’Etat des secteurs productifs, il s’est posé les problèmes de garantie pour les financements. « La production ivoirienne de caoutchouc naturel est le résultat d’efforts cumulés. La production croit entre 5 et 10% par an. L’accroissement du verger continu avec les nouvelles créations de plantations dans les zones marginales ou sanicoles du pays (Daoukro, Séguéla, Touba) », a annoncé Lamine Sanogo.



Le 26/11/24 à 13:34
modifié 26/11/24 à 16:16