Journée mondiale de l’environnement : Le gouvernement ivoirien sonne la mobilisation générale contre la pollution

Le ministre de l'Environnement et de la Transition écologique de Côte d'Ivoire est Abou Bamba
Le ministre de l'Environnement et de la Transition écologique de Côte d'Ivoire est Abou Bamba
Le ministre de l'Environnement et de la Transition écologique de Côte d'Ivoire est Abou Bamba

Journée mondiale de l’environnement : Le gouvernement ivoirien sonne la mobilisation générale contre la pollution

Le 05/06/26 à 08:46
modifié 05/06/26 à 08:50
À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement célébrée ce 5 juin 2026, le gouvernement ivoirien a lancé un appel pressant à l’action collective pour lutter contre la pollution et les effets du changement climatique.

Dans une déclaration officielle prononcée au nom du gouvernement, le ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique, Abou Bamba, a invité les populations à faire de la protection de l’environnement une priorité nationale.

Une menace silencieuse pour la santé mondiale

Placée cette année sous le thème mondial « Air – Action pour le climat », cette célébration met en lumière l’un des défis environnementaux les plus préoccupants de notre époque : la pollution de l’air. Selon les chiffres rappelés par le ministre, près de sept millions de personnes meurent prématurément chaque année dans le monde en raison de la dégradation de la qualité de l’air, principalement causée par les émissions provenant des transports, des activités industrielles, des pratiques agricoles et d’une mauvaise gestion des déchets.

« Nous partageons une planète unique dont la sauvegarde constitue une responsabilité essentielle et collective », a souligné Abou Bamba, insistant sur l’urgence d’agir face à un phénomène qui réduit l’espérance de vie et menace la santé des populations.

La Côte d’Ivoire confrontée aux effets du changement climatique

La Côte d’Ivoire, a-t-il reconnu, n’est pas épargnée par les conséquences du dérèglement climatique. Irrégularité des précipitations, hausse des températures, inondations récurrentes, glissements de terrain, érosion côtière et dégradation des terres agricoles figurent parmi les manifestations déjà observées sur le territoire national. À cela s’ajoute la disparition de près de 80 % du couvert forestier ivoirien, une situation qui fragilise davantage les capacités naturelles du pays à absorber les émissions de carbone.

Face à ces défis, le gouvernement affirme avoir engagé d’importantes réformes pour renforcer la résilience environnementale du pays.

Des réformes et des engagements ambitieux

Parmi les avancées citées figurent l’adoption du nouveau Code de l’environnement, la loi relative à la lutte contre les changements climatiques, la création de la Commission nationale de lutte contre les changements climatiques ainsi que le renforcement des mécanismes d’évaluation environnementale et sociale des projets de développement.

Le ministre a également mis en avant l’application du décret relatif à la qualité de l’air et les efforts déployés pour surveiller la pollution atmosphérique grâce à un réseau de capteurs et aux contrôles effectués par le Centre ivoirien anti-pollution (CIAPOL).

Dans le cadre de ses engagements internationaux, notamment ceux découlant de l’Accord de Paris, la Côte d’Ivoire ambitionne de réduire de 33,07 % ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2035. Le pays nourrit également l’objectif d’atteindre la neutralité carbone à long terme. L’installation à Abidjan du bureau régional Afrique du Fonds vert pour le climat est, selon le gouvernement, une reconnaissance du leadership ivoirien dans le domaine de la finance climatique sur le continent.

« Soyons la solution, pas la pollution ! »

Sous le thème national « Soyons la solution, pas la pollution ! », Abou Bamba a appelé chaque citoyen à adopter des comportements responsables : meilleure gestion des déchets, protection des forêts, recours à des moyens de transport plus durables et réduction des pratiques polluantes.

Estimant que la transition écologique représente une opportunité de création d’emplois, d’amélioration des conditions de vie et de préservation de la sécurité alimentaire, le ministre a exhorté les collectivités territoriales, le secteur privé, les organisations de la société civile et les partenaires au développement à renforcer leur engagement en faveur d’une croissance verte.

Un appel à l’action citoyenne

Pour le membre du gouvernement, l’heure n’est plus aux simples déclarations d’intention. La lutte contre la pollution et la préservation des ressources naturelles exigent une mobilisation générale et immédiate.

Enfin, il a invité les populations à signaler les infractions environnementales via le numéro vert 1372, rappelant que « la construction de notre grande nation passe nécessairement par la préservation de notre environnement et de nos ressources naturelles ». Un message fort qui résonne comme un appel à l’engagement de tous pour léguer aux générations futures une Côte d’Ivoire plus verte, plus résiliente et plus durable.



Le 05/06/26 à 08:46
modifié 05/06/26 à 08:50