Décès de Hamed Bakayoko : Les districts pleurent un frère et un bon patron

Une des délégations en train de rendre hommage au Premier ministre vendredi à Séguéla. (Photo : Dagnogo Poro)
Une des délégations en train de rendre hommage au Premier ministre vendredi à Séguéla. (Photo : Dagnogo Poro)
Une des délégations en train de rendre hommage au Premier ministre vendredi à Séguéla. (Photo : Dagnogo Poro)

Décès de Hamed Bakayoko : Les districts pleurent un frère et un bon patron

Le 20/03/21 à 10:13
modifié 20/03/21 à 10:13
Atita, Iffo, Yako... La tristesse était visible à Séguéla, le vendredi 19 mars. Un hommage vibrant a été rendu au défunt Premier ministre Hamed Bakayoko, sur la terre de ses ancêtres. Et cela, par toutes les régions de la Côte d’Ivoire. Le concert de témoignages et de reconnaissances a eu lieu au stade Losseni Soumahoro de Séguéla quelques heures avant la séparation finale.

Hamed Bakayoko, né à Abidjan et qui retourne à la terre de ses ancêtres, comptait de nombreux amis, du nord au sud.

Le Bas-Sassandra, par la voix du ministre Anoblé Félix, a donc fait état d’une tristesse partagée. Tristesse par la Nation. Tristesse aussi pour chacun des compagnons de l’illustre serviteur de l’Etat et pour chacune des régions.

Anoblé Félix a dit avoir découvert « un homme d’État attentif », « un homme affectif », « loyal », « accessible » et « disponible ». En une si pénible circonstance, les mots sont impuissants. Mais ce sont aussi les mots qui allègent le fardeau.

« Nous sommes venus pleurer avec vous. Pleurer, non pas un patron. Non pas un ami. Mais nous sommes venus pleurer un frère. Un frère parti trop tôt », a renchéri la ministre Anne Désirée Ouloto, au nom du district des montagnes.

Une cérémonie d'hommage a réuni tous les districts au stade de Séguéla vendredi. (Photo : Dagnogo Poro)
Une cérémonie d'hommage a réuni tous les districts au stade de Séguéla vendredi. (Photo : Dagnogo Poro)



« Le Premier ministre Hamed Bakayoko a conquis beaucoup de cœurs dans nos régions. Nos villages l’ont adopté. Tantôt comme parrain des grandes fêtes traditionnelles. Tantôt comme partie intégrante des générations traditionnelles », a rappelé Robert Beugré Mambé portant la voix du district d’Abidjan et des Lagunes. Le ministre gouverneur a regretté « un homme attentif aux préoccupations des plus fragiles ».

Restent les semences laissées par le défunt. C’est-à-dire les vertus qu’il a plantées et qui sont devenues des repères pour tous. « Si vivre, c’est naître sans cesse et que la mort n’est qu’une ultime naissance, je reste convaincu que les actions de Hamed Bakayoko survivront et que les valeurs qu’il a portées et défendues se transmettront », dira, à cet effet, le ministre Anoblé Félix au nom du Bas-Sassandra, de la Nawa et du Gbôklè.

Reste aussi l’espoir consolateur que les vertus du chef du gouvernement puissent s’incarner en chaque citoyen dans la même espérance partagée du vivre ensemble. « Hamed Bakayoko a donné. Hamed Bakayoko a donné à cette jeunesse sans repère. Hamed Bakayoko a donné à l’Etat. Hamed Bakayoko a donné à la République. Hamed Bakayoko a donné à la nation. Il sait donner généreusement. Il s’est donné entièrement », rappellera le secrétaire d’Etat Epiphane Zorro Bi Ballo, au nom du district du Haut Sassandra. « Les héros se célèbrent, les héros ne se pleurent pas », a même exhorté Epiphane Zorro Bi Ballo.

Grand centre, Zanzan, Bas-Sassandra, Comoé, Gôh Lôdjiboua, Savanes ou Marahoué se sont tous appropriés le deuil, rappelant leur proximité avec le défunt chef du gouvernement. Un homme de cœur, un travailleur acharné au labeur, un bâtisseur et un rassembleur : voilà ce qu’était l’homme qui marche à présent vers l’autre rive. Et si les mortels prient pour le défunt, il demandent en retour, à celui qui rejoint le monde de l’immortel, de prier aussi pour la nation qu’il a chérie et qui l’a chéri.

Le Woroba, district d’origine du Premier ministre, a dit espéré voir la providence pourvoir cette région bénie d’un autre Hamed Bakayoko. « Le vide laissé par la disparition du Premier ministre est immense. C’était un homme d’exception », a souligné le ministre Amadou Sanogo.

Comme en pareille circonstance, divers dons en nature et en espèces ont été faits pour soutenir la famille éplorée. Au nombre desquels ceux du Fpi. Un symbole pas forcément banal qui, peut-être, restera dans les annales !

De notre envoyé spécial à Séguéla



Le 20/03/21 à 10:13
modifié 20/03/21 à 10:13

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