Article 35/Constitution de 2000 : C’était un 9 février que Tia Koné "levait tous les malentendus" sur l’arrêt N° E0001-2000

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Article 35/Constitution de 2000 : C’était un 9 février que Tia Koné "levait tous les malentendus" sur l’arrêt N° E0001-2000

Le 09/02/21 à 15:38
modifié 09/02/21 à 15:38
« J’affirme qu’il n’a jamais été dit dans l’arrêt du 6 octobre 2000 que M. Alassane Ouattara n’est pas Ivoirien » (Tia Koné)
L’ex-président de la Cour suprême de Côte d’Ivoire, Tia Koné n’est plus. De source proche de la famille, l’on a appris, ce mardi 9 février 2021, que l’auteur, de l’arrêt N° E0001-2000 rendu par la chambre constitutionnelle de la Cour suprême de Côte d’Ivoire en son audience du 6 octobre 2000, s’en est allé.

Mais avant, c’est sur les terres de ses ancêtres, profitant de l’installation du Sous-préfet de Gbagbégouiné, dans le département de Biankouma, un samedi 09 février 2013, que l’ex-président de la Cour suprême a tenu à faire des précisions et des révélations sur l’arrêt rendu par la chambre constitutionnelle. Cela fait donc huit (8) ans jour pour jour, ce mardi 9 février 2021 qui coïncide avec le rappel à Dieu de l’éminent magistrat.

A propos de l’article 35 de la constitution, Tia Koné va avouer que « Le concept est absurde et inique » et dire devant ses parents et la face du peuple ivoirien : « Je m'excuse devant la nation »

« (...) J’ai décidé de revenir, sur cet arrêt, dans le souci de lever tous les malentendus que ladite décision n’a pas manqué, en son temps et même encore aujourd’hui, de susciter dans le pays. Et pour cela, il importe de se placer dans le contexte de la crise économique rampante de l’époque dont les solutions idoines tardaient à venir de l’intérieur au point que tous les espoirs étaient tendus vers l’extérieur d’où, pouvait nous parvenir, un fils prodigue plein de science et de connaissance pour abréger nos souffrances. Il n’était point question dans cette pathétique entente de rejeter ipso facto de nos rangs un fils du pays, un ancien Directeur général adjoint du Fmi, pouvant de toute évidence, être cet artisan du regain de notre dignité et de notre grandeur nationale en perdition.

Poursuivant, Tia Koné va relever :(...) J’affirme qu’il n’a jamais été dit dans l’arrêt du 6 octobre 2000 que M. Alassane Ouattara n’est pas Ivoirien. Cet arrêt à notre grand regret, a causé un tort au concerné, à sa famille et à biens des Ivoiriens. Je m’excuse devant la nation entière. Aujourd’hui, la preuve est faite que le Président de la République est un Ivoirien qui a un profond amour pour sa patrie et qui engage en ce moment même notre pays sur de nombreux chantiers de développement en vue de faire de la Côte d’Ivoire, une nation de Paix et de prospérité »,

« A l’époque, de l’arrêt précité, nous avons été sans surprise confronté à une véritable incongruité textuelle dans l’application de l’article 35 de la constitution en y découvrant des éléments d’une malheureuse stratification sociale fondée sur une illusion aux allures démagogiques. En effet, lit-on dans ce texte au demeurant fondamental : ‘‘... le candidat à l’élection présidentielle doit être Ivoirien d’origine, né de père et de mère eux-mêmes ivoiriens d’origine... « On relève très rapidement que ce concept est tout à la fois absurde et inique (...) Aussi m’apparaît-il judicieux de dire aujourd’hui au chef de l’Etat, du haut de cette tribune, entouré de mes parents qui m’approuvent, que dans sa quête inexorable d’harmonie et d’équilibre social, donc finalement de réconciliation nationale, de prendre en compte cet aspect pernicieux de notre loi fondamentale qui est l’un des points d’achoppement du clivage de nos populations ».


Le 09/02/21 à 15:38
modifié 09/02/21 à 15:38

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