Réunion solennelle de la rentrée scolaire 2020 - 2021 : Le Discours de la Ministre Anne Désirée Ouloto

Anne Ouloto, ministre de l'Assainissement et de la Salubrité. (DR)
Anne Ouloto, ministre de l'Assainissement et de la Salubrité. (DR)
Anne Ouloto, ministre de l'Assainissement et de la Salubrité. (DR)

Réunion solennelle de la rentrée scolaire 2020 - 2021 : Le Discours de la Ministre Anne Désirée Ouloto

Le 07/09/20 à 19:54
modifié 07/09/20 à 19:54
C’est avec une immense joie que je prends la parole dans ce prestigieux et futuriste établissement, à l’invitation de Madame la Ministre KANDIA CAMARA.

Chère sœur, je voudrais vous dire que je suis honorée d’avoir été choisie par vous pour cette adresse sur un sujet d’une aussi grande actualité. Je voudrais vous remercier pour cette marque de confiance.

Etre au Lycée d’Excellence Alassane OUATTARA de Bassam, c’est pour nous tous, nous réunir chez nous, en un lieu de consécration de la volonté de S E M le Président de la République, de contribuer au rayonnement intellectuel de notre beau pays, la COTE D’IVOIRE.

Rarement les objectifs d’une rencontre et le lieu de la rencontre auront présenté une coïncidence, une identité et une convergence aussi frappante : Bassam est un lieu historique, son Lycée d’Excellence vient d’une vision, celle de faire de l’excellence un mérite reconnu et célébré.

Mesdames et Messieurs,

Nous tenons à rendre un hommage mérité aux autorités politiques et coutumières qui se sont imposées le devoir d’être présentes avec nous pour cette célébration de l’avenir.

En effet, vous êtes ici parce que vous tenez à construire un avenir radieux pour nos enfants en vous appuyant sur la dynamique participative lancée par le Gouvernement, à travers le Ministère en charge de l’Education Nationale. Soyez fiers de la construction de ce symbole futuriste qu’est le Lycée d’Excellence Alassane OUTTARA dans votre ville.

Après plusieurs mois d’interruption imposée par cette crise sanitaire mondiale, l’année scolaire 2020-2021 va commencer dans ce contexte tout particulier du COVID-19. C’est la première fois que notre pays, et le monde entier aussi sont confrontés à une telle situation dans laquelle des millions d’écoles ont été obligées de fermer les portes.

Toutes les habitudes ont été bouleversées. Nous ne sommes hélas pas encore dans l’après COVID.

Des mesures de distanciation physique, le port de masque, la propreté et l’hygiène des mains sont recommandées.

En effet, au-delà de la riposte contre cette nouvelle maladie à Coronavirus, l’hygiène des mains par le lavage régulier permet d’éviter les maladies dites des mains sales, telles que la fièvre typhoïde, le choléra et d’autres maladies diarrhéiques qui tuent chaque année plus de 6 millions d’enfants en Afrique.



Mesdames et messieurs, chers invités

Sommes-nous sûrs de penser à la même réalité, quand nous parlons de la pandémie à Coronavirus ?

Si l’impact de la pandémie du COVID-19 sur les économies africaines et donc de notre pays ainsi que sur le système éducatif est très marqué, cette crise qui aura révélé la vulnérabilité de l’homme et des nations nous a aussi appris à adopter des comportements propices à la santé. Ainsi, des mesures telles que l’hygiène stricte des mains, la lutte contre l’insalubrité doivent être définitivement incluses dans nos habitudes. Nous devons les intégrer dans les curricula de formation de nos enfants. A travers eux, je suis persuadée que les parents, et donc la société ivoirienne dans son ensemble adoptera pour toujours ces mesures pour son bien-être et sa santé.

Les enfants et la jeunesse sont l’avenir de notre pays et nous avons le devoir de les protéger.

Il ne serait pas exagéré de dire que certaines personnes n’ont plus la même appréhension de la maladie, d’autres continuent même de nier encore son existence.

C’est sans aucun doute, ce qui pousse les populations à reprendre leurs vieilles habitudes, celles de ne pas accorder beaucoup de crédit à la parole des spécialistes en la matière.

Cependant, la maladie est toujours parmi nous car le virus continue de circuler.

Nous, membres du Gouvernement avons cependant l’obligation morale et éthique de participer à la prise de conscience de notre communauté, celle des enseignants et des enfants dont ils sont en charge de l’éducation.

L’objectif affiché pour cette rentrée scolaire 2020-2021 dans le contexte du COVID-19 est d’accueillir tous les élèves et gestionnaires du système éducatif dans un cadre serein, propice à l’apprentissage, afin de garantir la protection des élèves et des personnels. Pour ce faire, la rentrée doit être assurée dans le respect des règles barrières décidées par le Conseil National de la Sécurité, dont les grands principes sont :

Respect des gestes barrière

  • Port du masque pour les adultes et les enfants de plus de 11 ans
  • L’hygiène des mains (se laver les mains avec du savon et de l’eau)
  • Nettoyage et aération des locaux.
Mesdames, Messieurs et chers enfants,

Si la fermeture des établissements scolaires a semblé être une décision logique pour imposer la distanciation sociale, cet éloignement avait tendance à impacter négativement, dans la durée, les élèves les plus fragiles et leurs parents, souvent contraints de trouver des solutions durables de prise en charge.
  • LES SOLUTIONS ADOPTEES
En analysant l’impact de la pandémie sur le système éducatif, Madame la Ministre KANDIA CAMARA, en visionnaire, comme son mentor Alassane OUTTARA, a mis en œuvre une solution alternative pour la continuité des services éducatifs, à travers le recours aux Technologies de l’enseignement à distance.
  • LES REACTIONS
Cette initiative a été accueillie avec beaucoup de soulagement, d’enthousiasme et d’attentes exprimés aussi bien par les parents que par les élèves eux- mêmes.

L’approche a permis au Gouvernement et au Ministère en charge de l’Education Nation en particulier, de répondre aux urgences d’accès des enfants à une éducation de qualité et d’anticiper ainsi l’ampleur des besoins éducatifs, qui a résulté du prolongement du temps de fermeture des établissements scolaires.

  • LES PERSPECTIVES
Avec ce qui se passe dans les pays occidentaux, des spécialistes tablent sur une propagation du virus de façon cyclique.
  • Il faut d’ores et déjà envisager une phase « d’anticipation » qui pourrait comprendre :
  • Un protocole de dépistage obligatoire dans les établissements scolaires
  • L’organisation de campagne de sensibilisation aux règles d’hygiène
Pour conclure, Mesdames, Messieurs, chers invités,

Les gestionnaires du système éducatif devraient voir dans cette crise sanitaire, l’occasion du renforcement de nouvelles méthodes d’apprentissage, accessibles à une grande majorité des enfants, afin d’anticiper sur d’éventuelles situations d’urgence et ainsi, rendre le système éducatif plus résilient.
Je vous remercie de votre aimable attention


Le 07/09/20 à 19:54
modifié 07/09/20 à 19:54

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