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Sidy Diallo (président de la Fif) : “ Aller dans le même sens pour relever le défi du Mondial 2014 ’’

lundi, 24 juin 2013 08:21

Pour le patron de l’instance fédérale, c’est maintenant que le plus dur commence. Il faut donc se remettre au travail.

A peine était-il revenu de l’expédition victorieuse de Tanzanie avec les Eléphants  qu’Augustin Sidy Diallo  prenait l’avion pour la Turquie. Où se déroule la Coupe du monde des juniors placée sous l’égide de la Fédération internationale de football association (Fifa).  Le président de la Fédération ivoirienne de football (Fif), qui est également membre du Comité exécutif de la Confédération africaine de football (Caf) et de la Commission d’organisation de la Fifa, ne pouvait être absent de cette fête planétaire de la jeunesse. A laquelle le Nigeria, le Ghana et le Mali  participent.

Depuis plus d’une semaine donc, le patron de la Fif est au travail. Il vit pleinement la compétition en assurant le rôle de commissaire au match de certaines rencontres dont celle disputée, hier, à Antalya, entre l’Angleterre et l’Irak.

Mais ce qui préoccupe davantage Sidy, ce sont les éliminatoires du Mondial 2014 dont le dernier tour se déroulera en septembre prochain. Les Eléphants de Côte d’Ivoire y seront pour tenter d’arracher le ticket pour une troisième phase finale consécutive.  Leur adversaire pour cet exercice sera connu après le tirage au sort prévu début septembre. « Peu importe l’adversaire. Cette dernière étape s’annonce très ouverte et aucune des dix équipes qualifiées ne se laissera faire. C’est pourquoi nous devons continuer à travailler pour combler nos lacunes. Et cela doit se faire dans la sérénité, un esprit de corps et non dans la discorde. Joueurs, techniciens, dirigeants, supporters, l’Etat, tous doivent aller dans le même sens, parler le même langage. C’est mon vœu le plus cher. N’est-ce pas que le sport  occupe une place de choix dans le programme de développement du Président de la République et du gouvernement ivoirien ? C’est pourquoi  je demande aux uns et aux autres de mettre balle à terre et de ne penser qu’à l’intérêt de leur équipe nationale… », soutient  Sidy, par téléphone (depuis la Turquie).

Une façon pour lui de répondre à ceux qui tiennent à opposer  la Fédération de football au ministère de tutelle.  «L’affaire Sidy a refoulé Kaby Apollinaire, le représentant du ministre Lobognon, à l’aéroport, me surprend. Pourquoi vouloir me prêter des propos dans des journaux alors que M. Kaby dont on parle n’était même pas à l’aéroport ? », s’interroge-t-il. Et d’inviter la presse qu’il considère comme un partenaire privilégié de la Fif à exercer son métier  avec professionnalisme et loyauté.  « Notre pays sort d’une crise aiguë et nous avons la chance d’avoir à la tête de cette nation un Président  qui travaille avec rigueur, sans rancune et qui est à l’écoute de sa jeunesse. Nous devons en profiter,  au lieu de nous tirer inutilement dessus. Evitons la haine et restons positifs dans les actes que nous posons. Les journalistes doivent donc faire preuve de crédibilité dans l’exercice de leur fonction. Je ne suis pas allergique aux critiques constructives, mais plutôt à celles qui sont acerbes, truffées de calomnies», affirme-t-il.

Par ailleurs, Sidy a tenu à rassurer les uns et les autres sur l’ambiance qui prévaut au sein des Eléphants après la honteuse altercation Gosso Gosso-Abdul Razack. « Nous avons su gérer  au mieux cette situation pour le bonheur de l’équipe. Nous tenons à la discipline du groupe. C’est important  et le message que nous avons délivré aux joueurs est bien passé », rassure notre interlocuteur.

Le patron de l’instance fédérale n’a pas voulu conclure ses propos sans dire merci à l’Etat ivoirien et tous les responsables de club pour leur soutien dans l’accomplissement de la noble mission de la Fédération. «Le gouvernement, avec à sa tête le Chef de l’Etat, Alassane Ouattara, ne ménage aucun effort pour  accompagner les Eléphants.  Merci également à nos partenaires, notamment les responsables de club. Je les sens  très proches de nous. J’espère qu’avec leurs prières et leur sens du patriotisme, nous relèverons  le défi. La Fif et l’équipe nationale ne sont rien sans eux ».

Jean-Baptiste Behi