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Mondial Russie 2018 : Faut-il parler d’accident ou de régression des pays africains ?

dimanche, 01 juillet 2018 20:35
Mondial Russie 2018 : Faut-il parler d’accident ou de régression des pays africains ? Crédits: DR

La coupe du monde pour l’Afrique, c’est terminée. Egypte, Tunisie, Maroc, Nigeria et Sénégal n’ont pu créer l’exploit. Pour la première fois depuis le mondial italien de 1982, la compétition s’arrête à la phase de poules pour les représentants africains. Il y a 4 ans pourtant, l’Afrique envoyait deux de ses nations en 8è de finale. Retour sur le parcours de ces 4 sélections dont les désillusions sont à nuancer.

La naïveté tunisienne

Après un scénario cruel lors de la première journée face à l’Iran, la formation royale du Maroc n’a pas pu faire mieux face aux ‘’Diables rouges’’ de Belgique. Une seconde défaite lourde de conséquences qui a entrainé des excuses du sélectionneur Nabil Maaloul, à ses supporters. Trop naïve, trop de blessés, six dans la compétition. Mais bien que déterminés avec la fierté de n’avoir jamais refusé de jouer, la marche était tout simplement trop haute pour les ‘’Aigles de Carthage’’. « Cette coupe du monde reflète l’écart encore immense qui sépare la Tunisie du haut niveau mondial », dira le sélectionneur tunisien.

L’Egypte : le poids de Salah

Un joueur ne fait pas une équipe. C’est certain. Mais il apporte parfois ce qui lui manque et la machine se met à tourner, atteint le plein régime. C’est le cas de Mohamed Salah et de l’Egypte. Handicapé par un mal à l’épaule, l’homme à tout faire du sélectionneur Hector Cuper a manqué aux siens. Mais le mal être du joueur vedette de Liverpool, n’explique pas les prestations des ‘’pharaons’’ dans un groupe A ou l’Uruguay faisait figure de favori. L’Egypte et sa star planétaire ont tout simplement échoué. Incapables de battre l’Arabie Saoudite, l’Egypte qui retrouvait la coupe du monde après 28 ans d’absence, a été la nation africaine la plus décevante. La fin d’une ère pour Hector Cuper et El Hadarry. Des interrogations autour de l’avenir de Mohamed Salah en sélection. La reconstruction s’annonce difficile pour les Pharaons.

Maroc : La colère de Renard

La fierté d’Hervé Renard ne masque pas sa colère face à l’arbitrage vidéo à l’issue de la rencontre Portugal-Maroc. Dans l’un des groupes les plus relevés de la coupe du monde, les Lions de l’Atlas auraient pu l’emporter face au Portugal et l’Espagne. Mais le plus grand regret restera sans doute le résultat du premier match. Face à l’Iran, les marocains ont pâti de leur manque de finition. Malgré cette déception, le Maroc a sans doute été la sélection africaine, la plus séduisante du tournoi.

Les Super Eagles du Nigéria : Un complexe d’infériorité

Le Nigéria est surement la nation qui peut nourrir le plus de regret de tous les pays africains. Un premier match perdu face à une Croatie largement supérieure. Une seconde rencontre ou les Super Eagles ont mis une mi-temps à prendre conscience de leur potentiel. Autour d’Ahmed Musa, double buteur contre l’Islande, le Nigéria aurait pu l’emporter contre une Argentine à sa portée. Mais les joueurs en avaient-ils conscience ? Le maillot argentin et son génie Messi l’ont peut-être trop impressionné.

Les huit dernières coupes du monde avaient vu au moins une nation africaine se qualifier pour les 8è de finale. Faut-il parler d’accident ou de régression. L’heure est au bilan et au diagnostique.

Alain Zama

Correspondant Communal  

 

 

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