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Hobou Arsène (ex-footballeur): ‘’Les Éléphants doivent retrouver leurs valeurs de guerrier’’

mercredi, 20 juin 2018 12:03
Obou Arsène, ancien footballeur ivoirien. Obou Arsène, ancien footballeur ivoirien. Crédits: ADAM KHALIL

A la faveur du match de gala entre anciens de l’Africa et de l’Asec (1-1), nous avons retrouvé, avec plaisir, l'ancien latéral gauche de Côte d'Ivoire.

Quels sont vos sentiments après ce match de gala?

J'ai vraiment pris du plaisir en retrouvant tous mes anciens coéquipiers de l'Africa et de l'Asec. Nous avons évoqué le bon vieux temps. Nous nous sommes amusés dans une belle ambiance. Et je revois les meilleurs moments du football ivoirien. Nous avons plaisanté, nous nous sommes taquiné comme au bon vieux temps. Tout le monde est visiblement heureux de se retrouver à l’occasion de ce match des légendes.

Que devenez-vous après le football ?

Je vis en Europe, précisément à Londres (Angleterre) depuis plusieurs années. Je fais autre chose que le football. Je suis dans de petites affaires. J’ai mis toute activité liée au football en ''stand by''. Je ne vais pas rentrer dans tous les détails. Mais, je mène une vie décente en Angleterre. Je suis parti tardivement en Europe. C'était après ma carrière de footballeur. Donc, j’ai été obligé de faire autre chose. Je ne suis donc plus dans le domaine du football.

Avez-vous la nostalgie des Asec-Africa après ce match de gala ?

C'est avec beaucoup d'émotions que j'ai retrouvé mes frères. J'ai effectivement de la nostalgie. Il est clair que cela donne envie de revenir. En plus je suis heureux de savoir que j’ai manqué à beaucoup de personnes. J’avoue que nous allons essayer de voir comment revenir prendre notre place dans le milieu. Je pense revenir en Côte d'Ivoire. Mais, je ne reviendrai pas en tant qu’entraîneur. Puisque c’est un métier très stressant. Mais il y a des métiers du football. Je peux me rendre utile à d’autres niveaux toujours dans le cadre du football.

Que faut-il selon vous, au football ivoirien pour s'améliorer ?

Il faut que le public sportif revienne au stade. Nous avons appris qu’il y a une défection dans les stades et que ce n’est plus comme par le passé. J’espère qu’il reviendra au stade. Nous, les anciens, sommes-là pour apporter aussi des solutions. Nous avons une très bonne expérience du football ivoirien. Même le fait de venir jouer ce genre de match de gala peut motiver les plus jeunes.

Que retenez-vous de votre sacre continental avec les Eléphants lors de la phase finale de la Can 1992, au Sénégal ?

C'est l'un des plus beaux souvenirs dans ma carrière. Cette Can 92 était ma plus belle expérience. Même si mon plus mauvais souvenir reste la finale Africa-Zamalek comptant pour la Coupe d’Afrique des clubs champions que nous avons perdue en 1986. C'était en club avec l'Africa Sports. Je garde bien en mémoire ces deux faits. La Côte d'Ivoire doit retrouver ses valeurs de guerriers et conquérants qui faisaient la particularité de notre football.

ADAM KHALIL

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