Can 2019: Que des regrets !

vendredi, 12 juillet 2019 11:59
Can 2019: Que des regrets ! Crédits: DR

Le jeudi 11 juillet, au stade de Suez, l'Algérie s'est qualifiée dans la douleur face à la Côte d'Ivoire (1-1, 4-3 t.a.b) au terme de la séance des tirs au but !

Les Fennecs verront les demi-finales de cette Can 2019 et affronteront le Nigeria, tombeur de l'Afrique du Sud. Une victoire qu’ils doivent à leur gardien de but, Raïs M’Boli. C’est grâce à un arrêt qu’il a effectué sur le tir de Wilfried Bony et le poteau visé par Serey Dié qu’ils ont opéré le miracle et pris leur revanche sur les Ivoiriens.

Battus 3-1 en quarts de l'édition 2015 par les Eléphants, les Fennecs avaient laissé la Côte d'Ivoire de Hervé Renard s'envoler vers le titre continental. L'Algérie connaîtra-t-elle le même destin que les Ivoiriens, après avoir fait de même quatre ans plus tard ?

Pendant ce temps, les Ivoiriens, eux, peuvent se nourrir de regrets. Pourtant, en misant sur Jonathan Kodjia, seul en pointe au détriment de Nicolas Pépé, laissé sur le banc, Ibrahim Kamara a failli gagné son pari. Les Eléphants, en tout cas, méritaient d'ouvrir le score. Mais la belle frappe enroulée de Max-Alain Gradel a fini sur le poteau (4e), tandis que le centre en retrait dangereux de Jonathan Kodjia n'a pas trouvé preneurs (7e)...

Pour la première fois depuis le début de la Can, on a vu une belle machine ivoirienne sur la pelouse. Des Pachydermes affamés et irrésistibles. La défense algérienne que l’on présente comme la meilleure du tournoi a été mise en difficulté sur les ailes. Elle a même pris l'eau pendant plus d'un quart d'heure.

Malgré un arbitrage sévère de M. Tessema, ils ont eu les ressources pour revenir, après un penalty raté par l’adversaire, pour égaliser sur un contre assassin. Zaha, depuis le milieu de terrain trouve Kodjia, qui a parfaitement fixé la défense, avant de tromper M'Bolhi (1-1, 62e). Le premier but encaissé des Verts dans la compétition.

A la fin du match et jusque dans les prolongations, Gradel et ses coéquipiers ont encore eu des occasions pour faire le break. Hélas !

Finalement, l’on a eu recours à l’épreuve fatidique des tirs au but pour prendre la décision qui soulage l’Algérie.

PAUL BAGNINI