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Université Félix Houphouët Boigny: Des enseignants disent "avoir peur pour leur sécurité"

mardi, 12 février 2019 18:33

Toutefois, comme ce témoin,  plusieurs enseignants sont restés évasifs sur la reprise ou non des cours. Même s’ils reconnaissent tous qu'une note d'information assure avec les dispositions sécuritaires existe.

Université Félix Houphouët Boigny: Des enseignants disent "avoir peur pour  leur sécurité"

"Des enseignants ont peur pour leur sécurité. Et cela, malgré des dispositions sécuritaires déployées en ce sens. Ainsi, j’ignore si certains collègues se cachent pour faire cours, mais pour l'heure, certains d'entre nous ont décidé de rester à la maison", a accepté de témoigner une enseignante sous le couvert de l'anonymat, lundi 11 février 2019, à Abidjan.

En effet, en réaction au mot d'ordre de grève lancé par la Coordination nationale des enseignants-chercheurs et chercheurs de Côte d'Ivoire(Cnec) le 04 février 2019, la présidence de l'Université Félix Houphouët Boigny a pris des dispositions sécuritaires. Et cela en vue de garantir la sécurité des enseignants et des élèves sur le site de l'université. "Des dispositions sont prises pour garantir la sécurité de tous", peut-on lire sur le site de l'université (univ-fhb.edu.ci), dans un communiqué du Président de l’université  Félix Houphouët-Boigny, Professeur Abou KARAMOKO.

Toutefois, comme ce témoin, plusieurs enseignants sont restés évasifs sur la reprise ou non des cours. Même s’ils reconnaissent tous qu'une note d'information en rapport avec les dispositions sécuritaires existe. "Quand tu finis de faire cours, et que tu sors des locaux de l'université, qui continue d'assurer ta sécurité? On ne maitrise rien, on préfère rester prudents".

La CNEC (Coordination nationale des enseignants-chercheurs et chercheurs) de Côte d'Ivoire a annoncé "un an de grève" à l'université d'Abidjan, après des sanctions disciplinaires infligées à deux professeurs, suspendus de toutes activités académiques pour une période d'un an, pour des "violences" perpétrées à la présidence de l'université. La CNEC exige la "révocation du professeur Abou Karamoko", président de l'Université "comme condition impérative à toute reprise des activités académiques".

Isabelle Somian

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