Sécurité: 123 policiers radiés

dimanche, 03 mars 2019 17:18

La mauvaise presse qu’avait, à une époque, la police nationale auprès des populations n’est plus qu’un lointain souvenir.

Le désamour des Ivoiriens pour leurs forces de sécurité a aujourd’hui disparu. Sidiki Diakité s’en est félicité vendredi, à la tribune de l’Invité des rédactions de Fraternité Matin, dont il était l’animateur principal. Selon lui, beaucoup de choses ont évolué dans le bon sens, dans le domaine de la lutte contre le racket au sein de ce corps.

Et ce, grâce à la formation accrue et la sensibilisation des agents. « Aujourd’hui, les plaintes contre le racket ont fortement baissé. Pour en arriver là, nous avons mis un accent particulier sur la discipline et le suivi des agents (…). Les conditions de sanction des policiers ont été renforcées. Pour la seule année de 2018, 123 policiers ont été radiés des effectifs pour manquement aux consignes et aux règles déontologiques », a fait savoir le ministre.

Ces résultats probants ont aussi été obtenus grâce au travail des acteurs sociaux de la police nationale. « Il n’y a pas que la sanction. L’assistance sociale vaut aussi son pesant d’or. Les services sociaux se sont développés. Aujourd’hui, je peux dire avec certitude que je suis fier de cette police », a déclaré Sidiki Diakité.

Même s’il reconnaît que tout n’est pas parfait et que beaucoup reste encore à faire. Il n’existe dans aucun pays au monde, une police totalement incorruptible, qui ne commette pas de faute. L’essentiel, a préconisé l’ancien préfet d’Abidjan, « est de se battre pour réduire au maximum ». C’est à cela que concourt le travail qui est fait au niveau de la hiérarchie pour rappeler, chaque jour, aux policiers l’exigence de leur métier.

L’inspection générale des services de police est constamment en mission dans tous les commissariats et sur tout le territoire national pour des contrôles et éventuellement des sanctions des agents en faute.

G. GABO