Réconciliation nationale : la Côte d’Ivoire peut "s’inspirer " du modèle franco-allemand

Réconciliation nationale : la Côte d’Ivoire peut "s’inspirer " du modèle franco-allemand

mardi, 23 avril 2013 20:01

[23-04-2013. 20h10]" Le cas de la Côte d’Ivoire  est délicat", a reconnu le conférencier,  qui essayait de faire ressortir les leçons que la Côte d’Ivoire pourrait tirer des  acquis de la coopération franco-allemande. 

 

En quoi la réconciliation franco- allemande peut-elle contribuer à la consolidation d’une paix durable en Côte d’Ivoire ? C’est à cette question que Dr Aimé Kouassi, professeur d’allemand à l’université Félix Houphouët Boigny de Abidjan Cocody a tenté de répondre, ce mardi 23 avril.  Et ce, au cours d’une conférence de presse intitulée « l’amitié après la guerre : le modèle franco-allemand de réconciliation : une référence ? », il a développé ses hypothèses. 

 

 « Le cas de la Côte d’Ivoire  est délicat », a reconnu le conférencier,  qui essayait de faire ressortir les leçons que la Côte d’Ivoire pourrait tirer des  acquis de la coopération franco-allemande.  Toutefois, le professeur  Aimé Kouassi a déduit que «  l’amitié franco-allemande est un exemple édifiant de réconciliation entre deux pays ennemis. Qui ont réussi à surpasser leurs ressentiments d’hier pour défendre leurs intérêts actuels ».

 

Le Professeur Kouamé a estimé que « cet exemple à lui seul peut représenter un  espoir pour le peuple ivoirien ».  L’homme de lettre a poursuivi ses propos en dénonçant l’attitude « pessimiste » de certains ivoiriens qui pensent que  les blessures psychologiques provoquées par la crise sont irréparables. 

«Quand comprendrons nous que nous devons vivre ensemble ? Mais avant, il faut que les uns et les autres reconnaissent leurs erreurs. L' Allemagne a fait le premier pas. Et la France a saisi la main tendue. Ensemble, les deux ennemis d’hier ont réussi à dépasser leurs ressentiments ».

 

« En dehors de la Côte d’Ivoire, il y a eu des situations difficiles ailleurs. Mais les gens ont réussi à tourner la page. Pourquoi on ne s’inspirerait pas de ce qui a réussi ailleurs », s’est-il encore interrogé ?

 

« La réconciliation implique la reconnaissance des fautes commises. C’est alors seulement que le pardon pourra être possible. Si les oppresseurs confessent leurs erreurs, tout est plus simple. La réconciliation ne se décrète pas. Elle découle d’un long processus », a-t-il tenu à souligner.

 

Le professeur Aimé Kouamé  a été coopté par les ambassades de la France et de l’Allemagne pour animer cette conférence dans le cadre de la célébration des cinquante ans du traité de l’Elysée.

Une coopération franco-allemande, qualifiée de «miracle internationale » scellée après la deuxième guerre mondiale pour impulser un essor à l’union européenne.

 

Isabelle Somian

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