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Plaidoyer pour la reconstitution des ressources du Fonds mondial : Les organisations de santé s’activent depuis Abidjan

lundi, 07 octobre 2019 06:46

La Fédération Nationale des Organisations de Santé de Côte d’Ivoire (Fenosci), faitière ivoirienne des organisations opérant dans ce domaine, a organisé, le 3 octobre 2019, à Abidjan-Treichville, une conférence de presse-plaidoyer axée sur l’augmentation des financements domestiques alloués à la santé. Particulièrement à la lutte contre le VIH-SIDA, le Paludisme et la tuberculose. « Car il y a urgence… »

Quelle est l’urgence proprement dit ?

Le VIH est la première cause mondiale de mortalité précoce chez les femmes âgées de 15 à 49 ans et cause plus de 5% des handicaps chez les adultes âgés de 15 à 49 ans ;  la tuberculose est la maladie infectieuse la plus mortelle au monde, avec plus de 10 millions de nouveaux cas chaque année et environ 1,8 millions de décès par an ; le paludisme a infecté environ 216 millions de personnes en 2016, tuant 445 000 personnes, dont 285 000 enfants de moins de cinq ans. Le paludisme reste une cause majeure de mortalité infantile, et un enfant meut toutes les deux minutes. Ce, malgré ces gros efforts conjugués depuis des décennies.

Au plan local, le gouvernement de Côte d’Ivoire a accru les ressources domestiques au service de la santé et pour le bien-être des populations. Egalement à travers des  généreuses contributions du pays au Fonds mondial. En clair, il convient de reconnaitre que le pays mène des efforts considérables dans la lutte contre le paludisme, le VIH/SIDA et la tuberculose. Notamment à travers des appuis financiers aux organisations intervenant dans le domaine. A ne prendre que les  21 milliards de nos FCFA annoncés en 2017 lors de l’ICASA par le Président de la République, il s’avère que cet appui a été d’une grande importance pour les personnes affectées par les trois pandémies.

Au plan international, la Côte d’Ivoire est bénéficiaire des ressources du Fonds mondial de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme. De 2002 à aujourd’hui le Fonds mondial y a investi 313 639 499 USD dans la lutte contre ces 3 maladies prioritaires et le renforcement du système de santé. Aussi  en fin 2017, les programmes de santé soutenus par le partenariat du Fonds mondial ont sauvé 27 millions de vies dans le monde. Cela fait clairement du Fonds mondial l'un des investissements les plus judicieux pour contribuer à l’objectif du développement durable 3 (ODD 3) sur la santé et le bien-être pour tous. Enfin, selon le 6e Plan d'investissement pour la reconstitution des ressources 2019 du Fonds mondial, le partenariat vise à réunir au moins 14 milliards de dollars, ce qui permettra de sauver 16 millions de vies, de réduire de moitié le taux de mortalité dû au VIH, à la tuberculose et au paludisme et de renforcer les systèmes de santé d'ici 2023, d'accélérer les progrès vers une couverture maladie universelle.

Que vise alors ce plaidoyer ?

La faitière dirigée par Mme KONE Solange, représentée à cette conférence par Mss Zadi Agui et Marius Aka AKA, respectivement président du Réseau des Ong de Lutte contre le Paludisme (Rolpci) et Responsable Communication de la FENOS-CI, a mobilisé journalistes et activistes pour livrer un message précis. A savoir : que la Cote d’Ivoire annonce sa contribution à hauteur de 1. 000. 000 USD pour la 6ème reconstitution des ressources du Fonds mondial et également exhorter ses décideurs à accroître l'allocation intérieure de ressources pour la Santé en vue d’un financement durable.

Un plaidoyer qui a vraiment droit de cité . L’expérience de l’un des membres, le Centre SAS opérant dans le Gbêkê, l’illustre aisément. Au cours des échanges, l’un des responsables en occurrence M. Koffi Y. Hyacinthe va plus loin : « Grâce aux financements que nous recevons du Fonds Mondial, le Centre de Solidarité Action Sociale (SAS) qui couvre 25% des régions sanitaires de Côte d’Ivoire a réussi par la prise en charge et le traitement des personnes vivant avec le VIH-SIDA, supprimé la charge virale de certains porteurs du virus. Désormais ces personnes ne peuvent plus contaminer quelqu’un. Et nous allons dans les localités les plus reculées de la région pour toucher les populations. Celles-là qui sont éloignées des centres de santé… Si nous avons plus de moyens, nous pourrons contribuer à relever de grands défis avec le concours du Ministère de la Santé et de nos partenaires. »

Notons que cette activité organisée par la FENOS-CI avec le soutien de Gfan Africa, Treatment 4 All, Cs4me et Isa se tient en marge de la  conférence de reconstitution des ressources du Fonds Mondial de lutte contre le VihSida, la tuberculose et le paludisme prévue le 10 octobre prochain à Lyon en France.

Une correspondance particulière MAF