• Accueil
  • Société
  • Noël Maizan Koffi, président de l’Association des qualiticiens de Côte d’Ivoire : “ Soumettre la situation de l’ouest à un diagnostic approfondi ’’

Noël Maizan Koffi, président de l’Association des qualiticiens de Côte d’Ivoire : “ Soumettre la situation de l’ouest à un diagnostic approfondi ’’

vendredi, 05 avril 2013 22:03

Fervent partisan du leadership des jeunes en entreprise, notre invité, cette semaine, jette un regard critique sur des faits qui ont marqué le monde.

Affaire Cahuzac en France

L’affaire de l’ex-ministre du Budget français, Jérôme Cahuzac, fait l’effet d’une véritable douche froide pour les socialistes. Quand bien même le chef du gouvernement, Jean-Marc Ayrault, tente de dédouaner son équipe en affirmant que c’est une affaire personnelle et non une affaire d’Etat, elle affaiblit considérablement le pouvoir français. A preuve, les mesures annoncées par François Hollande sont jugées insuffisantes par la droite française qui demande un remaniement total de l’équipe gouvernementale. Le Président français, pendant son séjour marocain, traînait visiblement le poids de cette affaire qui vient mettre en exergue la question des conflits d’intérêt dans la gestion des affaires de l’Etat. M. Cahuzac avait déclaré, avant d’entrer au gouvernement, qu’il n’avait de compte bancaire ni en Suisse, ni à Singapour. Mieux, il a pris la nation à témoin en déclarant cela à l’Assemblée nationale française. Mais, après les interrogatoires de la police, il est  passé aux aveux, déstabilisant, du coup, sa famille politique. En définitive, je pense que les Etats africains doivent s’inspirer du traitement de ce scandale financier. Ils se doivent de  débusquer ces personnalités tapies dans l’ombre de nos pouvoirs qui commettent ce genre d’actes. S’ils veulent vraiment être des pays émergents dans 2 ou 3 décenies.

Grandes manœuvres militaires à l’ouest

On ne peut que se réjouir de cette information. Il est plus qu’impérieux de soumettre la situation à l’ouest à un diagnostic plus approfondi pour  détecter les véritables causes de la spirale de la violence qui continue de se déployer dans  cette partie du pays. Ces derniers temps, il est de plus en plus question de litiges fonciers que certains politiques tentent de  récupérer à leur profit. J’estime que le volet militaire doit accompagner les solutions sociales idoines à la sécurisation de l’ouest. Car, si  le gouvernement ne prend pas de mesures vigoureuses,  je crains fort qu’une autre action déstabilisatrice y prenne pied. Espérons seulement que cette  énième  action militaire d’envergure contribuera à éradiquer définitivement l’insécurité dans cette partie de notre pays.  

Le Secrétariat national à la bonne gouvernance lutte contre la corruption

 

Cette action de sensibilisation est à saluer. La corruption est une pratique qui a vraiment la peau dure. Elle est un frein à l’essor de l’économie nationale qui a pourtant tous les ingrédients pour sa croissance. Peut-être qu’il avait manqué la volonté politique jusqu’à maintenant.  Avec la création d’un Secrétariat national à la bonne gouvernance, c’est toute la volonté du Président Ouattara de traquer la corruption qui se traduit ainsi dans les faits. Il était temps de contrer ce fléau profondément ancré dans les mœurs de nos concitoyens et dont les conséquences, au plan économique, sont désastreuses. Nous encourageons  M. Méité Sindou et son équipe dans leur farouche volonté d’éradiquer la corruption dans notre pays.

Visite du roi Mohammed VI

La récente visite en terre ivoirienne du souverain chérifien fait partie des retombées de l’offensive diplomatique du Président de la République, Alassane Ouattara,  à travers le monde. Et ce, depuis son accession à la tête du pays. Ce voyage historique, de mon point de vue, consacre  le retour diplomatique de notre pays au plan mondial. Plusieurs accords ont été paraphés. L’axe Abidjan-Rabat se réchauffe à nouveau et c’est tant mieux pour notre pays qui sort d’une décennie de crise politico-militaire. Il faut dire que le royaume chérifien est l’une des plaques tournantes des échanges commerciaux de par sa position stratégique (proche de l’Europe).  Il faut donc encourager nos autorités à diversifier ces types de partenariats pour le bonheur des entreprises ivoiriennes.

« Pâquinou » en pays baoulé

Pâques, en plus de consacrer la résurrection du Christ, célèbre, dans le centre de la Côte d’Ivoire, l’unité du peuple baoulé. Plus que des moments festifs, cette célébration que les baoulé ont transformée en « Pâquinou » (entendez Pâques chez nous) est l’occasion pour ce peuple qui a fortement migré vers l’ouest du pays dans les années  1980  à cause de la pauvreté et la rareté des terres, de se retrouver, de faire le bilan des activités et tracer les sillons du développement des villes et villages.

Propos recueillis par

Hadja Sidibe

 

Read 1672 times Last modified on vendredi, 05 avril 2013 22:07