Migration et protection des droits des enfants : L’Ong REALIC sensibilise à Daloa
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Migration et protection des droits des enfants : L’Ong REALIC sensibilise à Daloa

vendredi, 14 septembre 2018 10:48

Le Réseau ouest africain pour la lutte contre l’Immigration Clandestine (REALIC) a organisé les 12 et 13 septembre 2018 à Daloa, deux activités dans le cadre du projet : « Migration et protection des droits des enfants en Côte d’Ivoire ». L’une portant sur la cérémonie de démarrage dudit projet et l’autre sur un atelier de réflexion lié à la thématique centrale du projet qui revêt un caractère spécial pour cette Organisation non gouvernementale (Ong) très active sur le terrain.

« Ce projet fait référence à l’un des êtres vulnérables qu’est l’enfant et le met en relation avec la migration. La Côte d’Ivoire, levier économique de l’espace ouest africain constitue une plaque tournante des mouvements migratoires, avec une tendance d’enfants migrants en quête de travail », a expliqué, lors de la cérémonie de démarrage dudit projet, le mercredi 12 septembre 2018, la présidente nationale de REALIC, Florentine Djiro, s’appuyant sur des données des organisations internationales.

Selon Florentine Djiro, la migration représente certes une opportunité, mais pour ces enfants, elle demeure « un véritable danger d’exploitation, de trafic et d’abus de leurs droits. Ce projet vient donc renforcer  l’action de l’Etat, des Ong et des autres partenaires sur le terrain ».

Le projet a été financé par la République Fédérale d’Allemagne, par le biais de son ambassade en Côte d’Ivoire. L’ambassadeur de l’Allemagne en Côte d’Ivoire, Michael Grau, qui a rehaussé la cérémonie de sa présence, a donné les raisons du soutien de son pays aux projets réalisés en Côte d’Ivoire.

« Présent à Abidjan depuis septembre 2017, nous avons pu percevoir l’ampleur du sujet au niveau de l’Afrique et particulièrement dans votre pays. Notre soutien obéit à l’appui de l’Allemagne au contexte post-crise avec le départ de l’Onuci. Il s’inscrit dans le cadre de notre coopération avec la Côte d’Ivoire de l’aider à faire face à un certain nombre de problèmes. Nous nous sommes engagés dans le volet de lutte contre la migration à travers la sensibilisation et saluons les actions de Realic sur le terrain, en particulier sur les thématiques liées aux enfants. Nous pensons ainsi, aider à réduire au maximum le désir des Ivoiriens de vouloir s’adonner à la migration car la Côte d’Ivoire a beaucoup de potentialités que pourraient exploiter ses populations en travaillant », a estimé le diplomate allemand.

En ce qui concerne la question des enfants victimes de la migration, il a conseillé de « donner la possibilité aux enfants d’évoluer dans un environnement familial solidaire avec une éducation efficiente ». Ce qui, selon lui, est gage de la maturité de cet enfant à l’âge adulte. Quant au Préfet de la région du Haut Sassandra, Préfet du département de Daloa, Bako Anatole Privat, il a adressé sa reconnaissance à l’ambassadeur d’Allemagne avant de relever que l’Ong Realic est très active sur le terrain et que le thème du projet tombait à point nommé.

« Nous condamnons les risques que les parents font prendre aux enfants en mettant en péril leur vie, dans les aventures vers l’Europe. Nous devons conjuguer nos efforts pour endiguer ce fléau et faire comprendre aux ivoiriens qu’ils devraient mieux apprécier les richesses qui s’offrent à eux, chez eux et se mettre au travail », a souligné M. Bako.

Le lendemain du démarrage du projet, ce sont une trentaine de leaders communautaires, chefs religieux, responsables des organisations de jeunes et de femmes et des ONG locales qui a pris part à un atelier de réflexion autour de trois sous-thèmes dont : « le trafic et le travail des enfants » ; « l’exploitation sexuelle des enfants » et « droits des enfants à l’éducation ».

Entre autres recommandations, on retient une prise de conscience des parents à l’égard de l’avenir de leurs enfants, une sensibilisation plus accrue de la société civile et des ONG, une application stricte des lois relatives à la protection des enfants et une accentuation des échanges avec les enfants par des psychologues dans les établissements scolaires.

Une convention a été signée à l’issue des travaux par les participants pour leur implication dans la mise en œuvre du projet qui s’étend sur trois mois à compter du mois de septembre 2018.

Source : Sercom REALIC

 

Lu 201 fois Dernière modification le vendredi, 14 septembre 2018 11:15