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Lutte contre les fistules obstétricales: La coopération coréenne redonne le sourire à plus de 1500 femmes

lundi, 24 juin 2019 19:28
Lutte contre les fistules obstétricales: La coopération coréenne redonne le sourire à plus de 1500 femmes Crédits: DR

La République de Corée a initié, depuis 2012, par le canal de son agence de coopération internationale (Koica), un vaste projet de prise en charge des femmes atteintes de fistules obstétricales en Côte d’Ivoire.

Ce projet, qui s’inscrit dans le cadre de sa coopération sanitaire avec la Côte d’Ivoire,  vise spécifiquement les femmes vivant au Nord, au Centre et à l’Ouest de la Côte d’Ivoire. La première phase, qui s’est déroulée de 2012 à 2016, a permis de prendre en charge 1208 femmes qui ont subi avec succès une intervention chirurgicale, retrouvant ainsi leur dignité. La deuxième phase, qui est en cours (2016-2019), relèvera plus 1200 femmes humiliées, rejetées et stigmatisées du fait de cette pathologie.

Parmi elles, 500 ont bénéficié, en plus, de financement pour la création d’activités génératrices de revenus, en vue de leur réinsertion sociale et économique. En somme, ce sont plus de 5 804 000 Usd, soit 3 221 220 000 FCfa, que la République de Corée, en partenariat avec le Fonds des nations unies pour la population (Unfpa) et le ministère de la Santé ivoirien, injecte, par solidarité, dans ce projet à haute portée humanitaire.

Pour l’année 2018, ce sont 328 femmes qui ont été opérées, avec 77% de succès et parmi elles, 293 ont bénéficié de financement afin de mener des activités génératrices de revenus.

Heureuse de retrouver une vie normale et épanouie grâce à la Koica, Adélize Adayé (Abidjan) a exprimé sa joie et sa reconnaissance. « A l’âge de 14 ans, j’ai été mise enceinte par mon copain. C’est après l’accouchement que la maladie est apparue. J’ai dû arrêter l’école. Je me suis retrouvée au village. J’ai entendu dire qu’on pouvait me traiter à l’hôpital de Bondoukou. Mes parents m’y ont accompagnée. J’ai été opérée et aujourd’hui, je me sens bien. Je peux reprendre mes études et je peux maintenant porter des jupes. Je voulais devenir journaliste, mais je vais travailler dans la lutte contre les fistules. Merci à la Koica » a-t-elle confié.

CASIMIR DJEZOU