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Lutte contre le paludisme: Des chercheurs planchent sur la résistance des moustiques

mardi, 10 mai 2016 17:31
Les chercheurs sont venus du Bénin, du Burkina Faso et de la Côte d'Ivoire Les chercheurs sont venus du Bénin, du Burkina Faso et de la Côte d'Ivoire Crédits: Charles Kazony

Les chercheurs ont fait le constat, depuis quelques années, que la lutte contre le paludisme fait face actuellement au défi de l’émergence et de l’expansion de la résistance aux principaux outils curatifs disponibles (médicaments) ou préventifs (lutte anti-vectorielle).

Lutte contre le paludisme: Des chercheurs planchent sur la résistance des moustiques

La gestion de la résistance aux insecticides au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire à travers la recherche sur les stratégies de lutte anti-vectorielle fait l’objet d’un atelier international qui se déroule du 9 au 11 mai, à la salle de conférence de l’Institut Pierre Richet (Ipr) de Bouaké.

Les chercheurs ont fait le constat, depuis quelques années, que la lutte contre le paludisme fait face actuellement au défi de l’émergence et de l’expansion de la résistance aux principaux outils curatifs disponibles (médicaments) ou préventifs (lutte anti-vectorielle). Il est vrai que la lutte anti-vectorielle qui repose principalement sur les distributions massives de moustiquaires imprégnées d’insecticides à longues durées d’action a contribué à la diminution du paludisme. Mais les progrès considérables enregistrés pendant la dernière décennie sont menacés par le développement de résistances, notamment la résistance des anophèles vecteurs aux pyréthrynoïdes, seuls insecticides autorisés pour l’imprégnation des moustiquaires. D’où ce projet de recherche qui concerne la résistance aux insecticides et la lutte anti-vectorielle.

A l’ouverture de l’atelier, Dr. Dramane Kaba, directeur de l’Ipr, a remercié ses collègues chercheurs membres de ce projet et les organisateurs pour cette collaboration qui, a-t-il espéré, vont leur permettre de relever les défis d’une recherche opérationnelle performante capable de répondre aux problèmes de santé de nos populations.

Quant à Jean Marc Couguard, représentant de l’Institut de recherche et de développement (Ird), il a assuré qu’il suivra avec attention les résultats de cet atelier, car tout ce qui concerne les problèmes de résistance, de stratégies anti-vectorielle, l’intéresse à plus d’un titre. Soulignons que les chercheurs viennent du Bénin, du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire.

CHARLES KAZONY
CORRESPONDANT REGIONAL

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