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Lutte contre la corruption: Le Secrétariat national à la gouvernance lance une campagne

lundi, 08 juillet 2013 23:09
Méïté Sindou, secrétaire national à la gouvernance.   Méïté Sindou, secrétaire national à la gouvernance. Crédits: archives

Le Secrétariat à la gouvernance et au renforcement des capacités a dévoilé, hier, sa stratégie de lutte contre le phénomène.

Ça a tué mon fils », « Ça a emporté ma femme», « Ça a anéanti ma famille », etc. Les Ivoiriens ont dû s’interroger sur la portée de ces messages émouvants et tragiques, diffusés depuis quelques semaines, dans la presse nationale, et sur des panneaux publicitaires dans la capitale économique. Eh bien, il s’agit d’un teasing relatif à une campagne de lutte contre la corruption, initiée par le Secrétariat à la gouvernance et au renforcement des capacités (Sngrc). Il a été dévoilé hier, au cours du lancement de ladite campagne, à l’hôtel Pullman au Plateau. En présence des collaborateurs de Méité Sindou, premier responsables du Sngrc. Selon Steve Fayomi, responsable de la maison de communication, partenaire du Sngrc, l’objectif de ces messages est de choquer l’Ivoirien, de sorte à le sortir de sa léthargie. « Nous comptons, au cours de cette campagne, déconstruire de façon spectaculaire et engageante, l’idée selon laquelle, la corruption, c’est les autres ou la corruption, ça ne coûte pas grand-chose, ou encore la corruption, c’est banal, c’est normal.», a-t-il souligné. A l’en croire, il ne s’agira pas, cette fois-ci, de traiter le problème de la corruption comme un concept intellectuel, ni comme une réalité abstraite, et encore moins comme un simple sujet de discussion. Car, dira-t-il, la corruption est tragique. Il s’agira, dit-il, de présenter la corruption comme un système pernicieux qu’il faut dévoiler, extirper. De sorte à provoquer une prise de conscience salutaire. « Parce qu’il est pernicieux et silencieux, il faut le révéler à la lumière, lui donner un visage, une voix, le sortir de nos conscience endormies. Parce qu’il est impuni, nous allons lui donner un caractère fatal, faire payer aux auteurs leurs crimes », a-t-il poursuivi. Pour atteindre toutes ses cibles, des films sur le même phénomène ont été également réalisés et seront diffusés à la télévision comme sur les chaînes de radio. En outre, des messages en langue vernaculaires seront véhiculés. Casimir Djezou