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Journée internationale de la fille: Déclaration du gouvernement lue par la ministre Bakayoko-Ly Ramata

samedi, 12 octobre 2019 00:45
Journée internationale de la fille: Déclaration du gouvernement lue par la ministre Bakayoko-Ly Ramata Crédits: DR

Chers compatriotes,

Instituée en 2011 par les Nations Unies, la Journée Internationale de la Fille est célébrée chaque année à la date du 11 octobre à travers le monde à l’effet de mettre en lumière les besoins des filles et répondre aux défis auxquels elles font face.

Le thème retenu au niveau international pour cette édition 2019 est : « Les filles : une force libre et inarrêtable ». En Côte d’Ivoire, les filles représentent une frange importante de la population. En effet, selon le RGPH 2014, sur 100 femmes, 40 ont moins de 15 ans. Il s’agira donc au cours de cette Journée Internationale d’attirer l’attention collective sur le respect des droits fondamentaux des filles et de promouvoir leur potentiel en vue de leur offrir un lendemain meilleur.

Notre pays a adhéré à la plupart des instruments internationaux et régionaux de promotion des droits des femmes et des filles et leur autonomisation aux différents échelons de la vie sociale, économique et politique. La Constitution de notre pays réaffirme le principe de l’égalité entre tous les êtres humains et interdit toutes les formes de violences et de discriminations fondées sur le sexe. 

C’est dans le même cadre du principe de l’égalité que s’inscrit l’école obligatoire pour tous les enfants âgés de 6 à 16 ans, conformément à la loi du 17 septembre 2015, pour une éducation inclusive et de qualité. Cette politique volontariste de l’Etat en matière d’éducation a permis d’atteindre la presque parité au niveau du primaire et un taux net de scolarisation de 91% en 2017.

Au niveau du secondaire, la construction de lycées de jeunes filles avec internats fonctionnels a contribué à l’amélioration de l’indice de parité au second cycle qui est passé de 0,69 en 2016 à 0,72 en 2017. La formation des filles non scolarisées ou déscolarisées est assurée par les Institutions de Formation et d’Education Féminines (IFEF), les Centres nationaux d’alphabétisation et les maisons digitales qui œuvrent à l’amélioration des capacités d’insertion économique et sociale des femmes.

Dans le cadre de la lutte contre la violence, les abus et l’exploitation, l’Etat a adopté en juin 2019 une loi interdisant tout mariage d’enfant et ramenant l’Age du mariage de la jeune fille a 18 ans comme pour le jeune garçon.

L’Etat a également mis en place 61 plateformes multisectorielles dans plusieurs régions du pays pour la prévention et la prise en charge des cas de violence basée sur le genre.

Par ailleurs, des bureaux d’accueil spécialisés sont ouverts dans 42 commissariats et postes de police pour l’accueil, l’écoute et la prise en charge des victimes.

C’est le lieu de saluer le leadership de Madame la Première Dame dans la lutte contre la traite et les pires formes de travail des enfants, notamment des petites filles.

Chers compatriotes,

En dépit de ces actions, force est de constater que les filles continuent de souffrir d’actes de violence, de maltraitance et de négligence de notre part. Ce qui n’est pas acceptable. Nos filles ont le droit de vivre, de grandir et d’apprendre sans craindre la discrimination ou la violence, ainsi que le droit de réaliser leurs rêves et d’atteindre leur plein potentiel.

La Journée Internationale de la Fille est donc le lieu d’en appeler à notre responsabilité collective, à la vigilance et à la mobilisation contre les auteurs d’actes de violence, parfois ignobles et de la part de criminels et de prédateurs inconnus et parfois proches.

Chers compatriotes,

Au nom du gouvernement, j’exhorte les organisations nationales et internationales, les leaders communautaires et les guides religieux, les familles et les parents, à se joindre au Gouvernement pour mener des actions concertées en faveur de nos filles. Ensemble, protégeons nos filles, préservons leur dignité afin qu’elles grandissent en toute sécurité et donnent le meilleur d’elles-mêmes. Il y va de l’avenir de notre pays.

Vivent les filles de Côte d’Ivoire, Pour une Côte d’Ivoire émergente.

JE VOUS REMERCIE