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Examens de fin d'année : 6250 cas de fraude enregistrés au Baccalauréat 2019

mercredi, 28 août 2019 19:23

Sur 273 342 candidats qui ont composé pour la session du baccalauréat 2019, il a été enregistré 6250 cas de fraude présumés contre 1.516 pour 256.452 candidats en 2018, a déclaré Ibrahima Kourouma, coordonnateur général, inspecteur général du ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle.


Il éclairait la lanterne de l’opinion publique sur cette question de fraude aux examens de fin d’année qui a pris la toile avec des informations erronées. A ce sujet, Il a animé un point de presse ce mercredi 28 août, dans la salle de conférence de la direction de l’encadrement des établissements au Plateau.


Selon lui, de 0.1%  l’on est passé à 2,3% en 2019. « Cette évolution est soutenue par des stratégies bien élaborées et réalisées quelque fois dans une atmosphère de violence et de terreur dans certains centres d’examen et sur leur gestionnaires », a-t-il expliqué.


A l’en croire, ces fraudeurs ont utilisés  « des moyens technologiques conséquents », dont les téléphones portables et les Smartphones ainsi que d’autres moyens tels que le mercenariat, échanges de copies de brouillons, détentions de corrigés de sujets, dissimulation de téléphone portable dans les tables bancs, les cheveux, poubelles soutien-gorge, sandwiche et d’autres modes telle que la vente de fausses épreuves. Aussi dira-t-il, il a été découvert pendant la correction des copies semblables avec mots pour mots et fautes par fautes.


En somme, mentionne-t-il, ce sont toutes ces nouvelles stratégies employées par des candidats et leurs complices qui explique l’augmentation exponentiel du taux de fraude indiqué. Et d’inviter l’opinion à se pencher sur la question : « Tous, nous devrons comprendre que le combat contre la fraude est et doit être une entreprise de salubrité publique qui a pour vocation d’assainir nos examens scolaire pour en préserver la valeur et la crédibilité. D’assurer l’équité et l’égalité des chances pour tous les enfants de notre pays. De promouvoir la culture du gout du travail, de célébrer les valeurs du mérite et de l’’excellence, d’offrir à notre pays un capital humain de qualité ».


Chacun doit donc se sentir concerné par la lutte contre la fraude et s’employer à faire le bon choix entre les fraudeurs qui selon l’inspecteur général, sont les fossoyeurs des valeurs civiques et citoyenne et celui du Menet-Fp, qui dira-t-il est le camp du combat pour une société juste et égalitaire. Le camp de la morale.


« L’ampleur du phénomène de la fraude aux examens scolaires dans notre pays risque si l’on n’y prend garde et si l’on n’y met pas un coup d’arrêt de gangrener la société  toute entière. Car peut-on attendre  d’un citoyen appelé à un emploi à quelque niveau que ce soit sa position qu’à la fraude et à la tricherie », s’est-il interrogé.


Il a donc indiqué que le Menet-Fp fera toujours sa part sans concession ni faiblesse sur cette question du combat contre la fraude. « « Le ministère continuera contre la fraude avec la même détermination que par le passé avec des armes plus adaptées et le soutien espéré et fortement attendu de l’ensemble des Ivoiriens.


Pour terminer a relevé que le Menet-Fp est appelé à organiser des examens en se fondant sur les principes de l’égalité et de chance et selon des normes qui rendent les diplômes ivoiriens compétitifs. 45 cartons de copies des fraudeurs ont été présentés à la presse.

JEAN BAVANE KOUIKA

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