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État civil: Sidiki Diakité annonce le numéro national d’identification unique

dimanche, 03 mars 2019 23:51

Invité des rédactions de Fraternité Matin, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Sidiki Diakité, a saisi le temps des échanges avec les journalistes pour annoncer les nouvelles dispositions légales pour sécuriser l’état civil en Côte d’Ivoire.

Etat civil

Désormais, il sera attribué à chaque citoyen ivoirien et à tout étranger résident ou de passage en Côte d’Ivoire, un Numéro national d’identification unique (Nni). Cette disposition révolutionnaire qui arrive dans le cadre de la mise en place du Registre national de personnes physiques (Rnpp) aura pour avantage de sécuriser et moderniser l’état civil en Côte d’Ivoire. Afin que tout citoyen soit suivi par son identifiant de la naissance jusqu’à son décès. Puisque le constat actuel fait état de ce que  35% des enfants de moins de 5 ans ne sont pas déclarés à l’état civil.

A cela il faut ajouter le flux migratoire non maîtrisé. Pour changer la donne, des dispositions complémentaires pour l’enrôlement des personnes seront prises. Ainsi, les maternités, les tribunaux, les postes frontières et même les établissements maternels seront mis à contribution. Outre le volet modernisation, la maîtrise de l’état civil, à en croire le ministre de l’Intérieur, est intimement liée à la politique de sécurisation.

C’est pour cela que les données biométriques seront ajoutées aux informations géographiques et identitaires de toutes les personnes concernées par l’opération. « Le Rnpp est un système qui centralise l’ensemble des informations sur l’état civil et la biométrie des personnes physiques en vue de renforcer la gestion administrative et sécuritaire de notre pays », précise le ministre.

Le contrôle de gestion des flux migratoires est en bonne place dans la politique sécuritaire de la Côte d’Ivoire. Bien que depuis le Président Félix Houphouët-Boigny, la Côte d’Ivoire ait fait le choix de s’ouvrir aux autres pays sans protocole, il faut toutefois noter qu’avec l’évolution des temps, des mesures sécuritaires s’imposent pour au moins savoir qui entre sur le territoire, ce qu’il y fait et où il réside.

Ceci entre dans le strict cadre de la gestion moderne d’un Etat. Habituellement des contrôles sont effectués à 25 points d’entrée en Côte d’Ivoire. Mais, fait remarquer le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, ces contrôles ne sont pas suffisants, puisqu’ils se limitent à prendre les identités dans un registre, sans plus.

Marc Yevou