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Enseignement secondaire : Le SYNESCI menace de retenir les notes des élèves

dimanche, 06 janvier 2019 13:48

Le bureau exécutif national du Syndicat national des enseignants du second degré de Côte d’Ivoire (Synesci) a tenu une assemblée générale, le 5 janvier 2019, à Abidjan-Plateau.

A cette occasion, Ekoun Kouassi, le secrétaire général national du Synesci, a annoncé un mouvement d’arrêt de travail du 29 au 31 janvier. A cet effet,  un préavis de grève sera déposé en ce début d’année au ministère de la Fonction publique.

Le Synesci revendique, entre autres, la revalorisation de l’indemnité contributive au logement qui varie  de 40 à 50 000 F  à 200000 FCfa, le remboursement de ses membres  qui ont souscrit à l’opération immobilière Sophia, l’amélioration des conditions de travail par le remplacement des tableaux noirs par des tableaux blancs avec marqueurs, la réduction significative des effectifs dans les classes et la réhabilitation des salles et toilettes des enseignants.  «Dès le retour des congés de Noël, toutes les notes des évaluations du second trimestre seront retenues, les copies des élèves corrigées mais elles ne leur seront pas distribuées», prévient Ekoun Kouassi, avant d’ajouter que si rien n’est fait, les syndicalistes appliqueront une autre stratégie appelée la semaine dite du silence.

Cette stratégie consiste à se rendre en classe sans dispenser de cours. Et ce,  tous les mercredis  jusqu’à satisfaction de leurs revendications. Le secrétaire général a fait remarquer que l’organisation qu’il dirige privilégie la voie du dialogue pour régler ses revendications.

C’est pourquoi, dira-t-il, le 21 novembre 2018, une demande de rencontre a été formulée au ministère de la Fonction publique pour présenter la plateforme revendicative de son 23e congrès, faire des propositions  pour une école de qualité et améliorer les conditions de vie et de travail des enseignants du secondaire. Mais Ekoun Kouassi souligne que les différentes sollicitations des pouvoirs publics sont restées écho. D’où ce projet de grève.

Christian DALLET