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Dr Arsène Sibally (président de la Fédération Léo Lagrange Côte d’Ivoire): ‘’Les Ong doivent s’impliquer davantage dans la lutte contre l’immigration clandestine’’

mercredi, 17 avril 2019 13:08
Dr Arsène Sibally, président de la Fédération Léo Lagrange Côte d’Ivoire. Dr Arsène Sibally, président de la Fédération Léo Lagrange Côte d’Ivoire. Crédits: Bosson Honoré

Au terme de la Convention continentale, le président de la fédération fait le point sur les travaux et présente quelques acquis.

Que retenir de la Convention continentale organisée par les fédérations Léo Lagrange d’Afrique, du 5 au 7 avril à Abidjan ?

La rencontre a été vraiment une réussite, vu le nombre des participants. Plusieurs pays étaient, en effet, présents à cet évènement, notamment le Niger, le Sénégal, le Burkina Faso, la France, etc. Nous étions heureux d’échanger et de partager nos expériences. Ce qui nous a instruits davantage dans la mesure où ce fut l’occasion de revoir nos structures et surtout notre gouvernance. Au terme de la rencontre d’Abidjan, nous avons procédé à l’élection du représentant du conseil fédéral, c’est-à-dire les membres de l’administration sur le plan international. Le choix de mes pairs s’est porté sur ma modeste personne.

Quelles sont vos impressions à l’issue de cette élection ?

J’en suis très heureux. Cette élection nous donne beaucoup plus de visibilité pour mener des actions en faveur des jeunes. Le phénomène de l’immigration clandestine prend de plus en plus de l’ampleur. Les jeunes en meurent malheureusement tant dans le désert que dans la mer. C’est pourquoi, des associations doivent se mobiliser davantage et sensibiliser cette frange de la population aux dangers et risques qu’ils encourent en tentant cette aventure. Ce n’est pas seulement l’affaire de l’État, mais tout le monde, y compris les Ong, doit s’impliquer dans la lutte. C’est ce que nous nous attellerons à faire. Le ministre de la Promotion de la jeunesse et de l’Emploi des jeunes nous a assuré de son soutien. Et nous l’en remercions.

Que vous comptez-vous concrètement faire pour lutter contre l’immigration des jeunes ?

Cela est une bonne opportunité pour moi, car j’ai la possibilité de discuter avec les administrateurs d’autres pays. Nous pouvons partager nos expériences, et voir comment, ensemble, nous pouvons élaborer des projets pour l’insertion des jeunes. Nous verrons également comment nos équipes dirigeantes doivent fonctionner. Si nous ne sommes pas efficaces, il nous sera difficile de réaliser nos projets. A Léo Lagrange, nous ne pouvons plus reculer. C’est pourquoi à chacune de nos conférences, nous faisons des plaidoyers.

Quelle sera la suite de cette Convention continentale ?

Notre organisation est un mouvement d’éducation populaire dont l’objectif est d'améliorer le système social. C’est l’éducation qui prend en compte toute la masse, car pour nous, tout le monde doit être suffisamment éduqué. Il faut une formation pour que les gens puissent progresser. C’est pourquoi, cinq autres pays sont en formation au siège de Léo Lagrange. La Côte d’Ivoire a été choisie pour former une dizaine de jeunes de différents pays.

Propos recueillis par
EMELINE P. AMANGOUA