Couverture maladie universelle: Une "politique sociale majeure" du Président

mardi, 20 janvier 2015 14:00

[20-01-2015.  14h00] « La mise en place de la Cmu instituée par la loi n°2014-131 du 24 mars 2014, constitue également l’un des segments de cette politique et elle vise à permettre à toute la population résidant en Côte d’Ivoire d’accéder à des soins de santé de qualité pour tous, à un coût soutenable. Et ce, à travers des mécanismes de prise en charge collective des dépenses de santé », a signifié Daniel Kablan Duncan.

Couverture maladie universelle: Une "politique sociale majeure" du Président

A l’occasion de l’ouverture du séminaire sur la Couverture maladie universelle (Cmu), organisé par la Banque mondiale, le Premier ministre, Daniel Kablan Duncan, est revenu sur les raisons qui ont suscité la mise en place de ce nouveau système de santé, le lundi 19 janvier, à Abidjan-Plateau.

Dans son allocution, Kablan Duncan a expliqué que la détérioration des indicateurs sociaux en Côte d’Ivoire lors des différentes crises qu’a connues le pays a considérablement dégradé l’offre publique de soins accompagné d'une faiblesse du taux d’utilisation des structures sanitaires (21%) par les populations. Sans compter, entre autres, l’accentuation de la précarité des conditions de vie des populations dont la moitié (48,9%) vivait en dessous du seuil de pauvreté en 2008. 

« C’est dans ce contexte caractérisé par le faible taux de couverture sociale où moins de 5% de la population bénéficie de la protection sociale contre le risque maladie, avec des dépenses de santé supportées à plus de 64% par les ménages, que le coût des soins de santé a fini par être un obstacle à l’égal accès de l’ensemble de la population à la santé », a expliqué le Premier ministre, ministre de l’Economie, des Finances et du Budget.

Mais, selon lui, pour relever ce défi, il a fallu au gouvernement d’adopter dans la diligence six principes pour renforcer le système de santé en réhabilitant le plateau technique et permettre une large prise en compte des couches les plus défavorables dans ce nouveau mécanisme sanitaire du pays. Parmi ces principes, l’on peut citer la structuration du système de Santé en organisant une cohabitation harmonieuse et efficace entre le sous-secteur sanitaire public et le sous-secteur sanitaire privé, favoriser l’accès aux soins des couches de la population les plus défavorisées, le partage des responsabilités entre l’Etat, la société civile et les collectivités locales, la pratique de l'équité en matière d’offre de soins de santé, le renforcement de la gouvernance du secteur de la Santé. Cette politique s’est matérialisée par la construction, la réhabilitation, l’extension et l’équipement des établissements sanitaires qui aura coûté près de 86 milliards Fcfa, avec aussi le soutien des partenaires techniques (Bad, Banque mondiale, C2d, etc).

« La mise en place de la Cmu instituée par la loi n°2014-131 du 24 mars 2014, constitue également l’un des segments de cette politique et elle vise à permettre à toute la population résidant en Côte d’Ivoire d’accéder à des soins de santé de qualité pour tous, à un coût soutenable. Et ce, à travers des mécanismes de prise en charge collective des dépenses de santé », a signifié Daniel Kablan Duncan.
 
Pour le directeur des opérations de la Banque mondiale, Ousmane Diagana, ce séminaire qui prend fin ce mardi 20 janvier permettra d’améliorer la capacité technique et les connaissances des acteurs "pour la mise en œuvre des options qui pourraient s’appliquer au contexte du pays". Il a souhaité, à la fin de ce séminaire des recommandations concrètes pour le bien-être des populations.

Kamagaté Issouf
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