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Bouaké/Planning familial : Le Réseau intégré d’apprentissage installé

vendredi, 08 novembre 2019 12:43
Bouaké/Planning familial : Le Réseau intégré d’apprentissage installé Crédits: DR

La mise en place du Réseau intégré d’apprentissage (Ria) dans le district sanitaire de Bouaké nord-ouest du projet Amplifypf a eu lieu, mardi, à la salle de conférence de la mairie de Bouaké, sous l’égide du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique.

Selon Dr Alexis Yao Kouadio, chef du projet Amplifypf, la mise en place du Ria vise à démarrer effectivement les activités de ce projet dans le district sanitaire de Bouaké nord-ouest. « Ce projet a pour but de mobiliser les partenaires pour élargir l’accès et l’utilisation des services de planification familiale de qualité dans le district sanitaire de Bouaké nord-ouest », souligne-t-il.

Ce projet est mis en place parce que le taux de mortalité maternelle et infantile reste encore très élevé dans la région ouest africaine et singulièrement en Côte d’Ivoire où le ratio de décès maternels est de 614 pour 100 000 naissances vivantes. Par contre, le taux de mortalité infantile est de 68 pour 1000 naissances vivantes.

Et pourtant, la Côte d’Ivoire, au niveau de la planification familiale, s’est fixé pour objectif d’ici à 2020, d’être à un taux de prévalence de 36%. « Nous sommes malheureusement actuellement à 22% de taux de prévalence contraceptive », déplore Dr Alexis Yao Kouadio, tout en espérant qu’avec le Ria, le taux de prévalence sera boosté si la Côte d’Ivoire veut avoir des résultats probants. « Notre pays doit maîtriser cette fécondité afin que chaque Ivoirien puisse bénéficier des retombées économiques qui sont probantes », déclare notre interlocuteur.

La mairie de Bouaké est impliquée dans ce projet à travers la participation communautaire qui ira faire la sensibilisation sur le terrain. Représentant Nicolas Djibo, le maire, Jacqueline N’Guessan, 3e adjoint, a donné l’assurance que son institution ne veut pas être en marge de la politique de planification familiale ainsi que celle de la santé reproductive. « Nous ne devons pas rater ce rendez-vous, car notre futur en dépend. Sans oublier, celui de nos enfants, ainsi que la santé de la mère, celle qui porte les grossesses et s’occupe des ménages », indique-t-elle.

Le projet Amplifypf financé par l’Usaid, prend en compte quatre pays de la sous-région, à savoir, le Burkina Faso, le Niger, le Togo et la Côte d’Ivoire.

Charles Kazony
Correspondant régional