Anyama : La ville attend ses grands travaux routiers

mercredi, 20 mars 2013 02:00
La plupart des grandes voies de la ville ont perdu leur bitume. La plupart des grandes voies de la ville ont perdu leur bitume. Crédits: archives

[20-03-2013 02h00] La population est impatiente de voir les pouvoirs publics ouvrir les chantiers de réhabilitation des principales artères de la cité de la cola.

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On avait pensé qu’à la fin de la crise post-électorale, les autorités allaient inscrire nos préoccupations en priorité pour les traiter, comme ce qui se fait à Abobo et dans les autres communes du District d’Abidjan. Mais nous attendons toujours. Nos problèmes sont nombreux et il faut un plan Marshall pour sauver Anyama. » Ces propos de Salif Diarassouba, habitant de la cité de la cola, résument les attentes des populations en matière de développement, pour cette cité. En effet, les besoins de la ville sont si immenses que les plus pessimistes préférèrent dire que « tout est à refaire à Anyama ». Mais en termes de priorités c’est la route qui préoccupe les populations. « On nous a plusieurs fois annoncé que cette voie sera réhabilitée et que le financement   pour démarrer les travaux, avant le début de l’année 2012, était disponible», révèle Touré Issiaka, chauffeur de mini-car.  

 

Le tronçon Abobo-Anyama est tellement dégradé que les usagers qui l’utilisent pour la première fois poussent un ouf de soulagement quand, ils arrivent à destination, synonyme de fin de  leur calvaire. Si les automobilistes se sont accommodés de ce parcours du combattant, eu égard aux crevasses, nids-de-poule et ornières, la  situation est plus grave  au niveau de la gare routière, précisément à l’ancienne brigade de la gendarmerie nationale où la voie est totalement coupée. Bien que cela ait été plusieurs fois signalé, rien n’a été fait. Ici, la forte érosion, en raison de la proximité d’une vallée profonde, a fini par avoir raison de la chaussée. Tout le bitume est parti faisant place, du coup, à une espèce de grande rigole qui présente un réel danger pour la circulation. On peut apercevoir des automobilistes se frayer péniblement un chemin, une fois parvenu au niveau de cette voie. Outre cet endroit, six autres points critiques sont également très touchés sur ce tronçon. Il s’agit du pont du quartier Anyama-Gare, du carrefour Château d’eau, de la vallée située à côté de la scierie, des environs du grand marché, du ravin en face de l’Eglise catholique et de la devanture de la Coopec.  Tous ces endroits sont fortement dégradés. De plus, toutes les voies intérieures de la ville ne sont plus praticables pour les mêmes raisons. Ce qui obligent les conducteurs de taxi et mini-cars à descendre leurs passagers sur la voie principale, loin de domiciles. Au sujet de ces problèmes d’assainissement, le maire de la commune, Akouandi Appia Georges, a indiqué l’insuffisance des moyens financiers pour effectuer les travaux qui sont, pour la plupart, des reprofilages lourds.

 

« Tout se passe comme si nous avons été oubliés. Récemment, pour soulager les populations d’Abobo qui ont souffert de la guerre, leur commune a été illuminée. Pendant ce temps, notre quotidien était marqué par des coupures intempestives d’électricité et d’eau », a ajouté N’Tamon Joël, un habitant.  Comme quoi, en plus du problème de route, il faut également résoudre les questions liées à la fourniture de l’eau et de l’électricité, la salubrité, l’insécurité…

 

 

 

Alfred Kouame correspondant.

 

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