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Alimentation en milieu scolaire: Kablan Duncan invite les partenaires à soutenir la pérennisation du programme alimentaire

samedi, 02 mars 2019 23:29
Le Vice-Président, Daniel Kablan Duuncan Le Vice-Président, Daniel Kablan Duuncan Crédits: Dr

Le rideau est tombé hier sur la 4e édition de la Journée africaine de l’alimentation scolaire qui s’est déroulée du 27 février au 1er mars au golf hôtel à  la Riviera.

Le vice-Président, Daniel Kablan Duncan, qui a présidé la cérémonie de clôture, a déclaré que ce fut une  occasion pour les Etats africains de réaffirmer l’engagement à promouvoir l’alimentation en général et l’alimentation scolaire endogène en particulier. Faisant ainsi la promotion de la lutte contre la faim en milieu scolaire. Surtout que la faim a des effets néfastes sur la capacité d’apprentissage des enfants. Le vice-Président  invite tous les partenaires financiers,  le secteur privé à soutenir le gouvernement ivoirien dans sa nouvelle stratégie de pérennisation de son programme d’alimentation scolaire. « Il nous faudrait susciter la création d’industrie de transformation, le renforcement des capacités des acteurs et la sensibilisation des populations pour un changement de comportement en faveur des produits locaux.

Aussi voudrais-je profiter de cette célébration pour inviter les professionnels du secteur industriel à s’approprier cette nouvelle donne ». 

Daniel Kablan Duncan a indiqué qu’en Côte d’Ivoire, l’on enregistre 5 688 cantines scolaires en 2019 dont 5422  sont prises en charge par le gouvernement et le Programme alimentaire mondial (Pam). Avec plus d’un million d’écoliers qui prennent des repas chauds. Le budget alloué au programme sur les six derniers ans est estimé à 16, 2 milliards de  Cfa. 

« Ce programme contribue à l'élimination de la faim du midi, de la malnutrition en milieu scolaire, au maintien des taux de fréquentation et à l’accroissement des taux de réussite des élèves. Il permet de stimuler la production agricole locale, d’accroître la sécurité alimentaire et d’améliorer substantiellement les revenus tirés des activités menées par ces groupements grâce à la présence des cantines dans les écoles », a affirmé le vice-Président de la République.

De même, dans le cadre du processus de l’élimination de la faim et de la malnutrition, il soutiendra que notre pays a adopté le rapport de l’examen stratégique Faim Zéro et la feuille de route pour l’élimination de la faim et de la malnutrition en Côte d’Ivoire.

« Dans la stratégie Faim Zéro, l’alimentation scolaire a été retenue comme un des moyens pouvant contribuer à résoudre les problèmes d’insécurité alimentaire », a-t-il ajouté.  

Il salue  l’attribution du Centre d’excellence régional de la lutte contre la faim pour l’Afrique de l’Ouest à la Côte d’Ivoire. Il a réaffirmé l’adhésion du gouvernement ivoirien à toutes les actions menées en faveur de la promotion de l’alimentation scolaire basée sur la production locale. 

Le ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle, Kandia Kamissoko Camara, dira qu’avec la politique de pérennisation des cantines, ce sont plus de 35 000 emplois directs et indirects qui sont créés. Le gouvernement fournit des intrants aux groupements agricoles estimés à 900 et leur dispense des cours d’alphabétisation. A l’horizon 2025, tous les écoliers doivent prendre un repas chaud et équilibré. « Des progrès ont été enregistrés mais  nous allons continuer de combattre la pauvreté et l’insécurité alimentaire à l’école pour des résultats probants ».

Selon Daniel Baladan, directeur du centre d’excellence du Pam du Brésil et Sarah Anyang Agbor, chargée  des ressources humaines sciences et technologies de la Commission de l’union africaine, la bataille de la nutrition mérite d’être menée par toutes les forces vives pour le bonheur des programmes nationaux. Investir dans ce secteur, c’est participer à l’avenir des enfants.  

Au terme de ces assises, plus de 300 participants venus de 23 pays ont fait des recommandations : les Etats membres ont été encouragés à allouer des budgets à l’alimentation scolaire. Et cela, afin de renforcer le contrôle au niveau national. Il a été indiqué de renforcer la participation des partenaires aux programmes nationaux d’alimentaire scolaire. 

CHRISTIAN DALLET