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Alépé : Les occupants illégaux des forêts classées seront déguerpis

dimanche, 03 juin 2018 11:22

L’autorité administrative  a également saisi cette occasion pour mettre en garde tous les autochtones Akyé qui auraient favorisé cette infiltration.

Alépé : Les occupants illégaux des forêts classées seront déguerpis

Malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation, les différentes forêts classées du département d’Alépé que sont Yaya (23 879ha), N’to (11 975ha), Hein (10 580ha), N’zodji (9725,26ha) et Tamin (24 980ha) continuent de subir les assauts répétés des occupants illégaux.

Pis, pour tromper la vigilance des agents de la sodefor d’Alépé, d’Aboisso-Comoé et des forces de l’ordre, ces clandestins qui ne manquent d’ailleurs pas d’ingéniosité, mettent les fèves de cacao dans des fûts de 20 à 25 l ou même dans des sacs de voyage et traversent les postes de contrôle comme de simples voyageurs.

Une fois dans ces forêts classées, ils réalisent nuitamment des travaux de défrichement et de planting. Nanou Benjamin qui dit être informé de toutes ces pratiques qui détruisent ces aires protégées, a annoncé des actions d’envergure pour les déguerpir dans les prochains jours.

A cet effet, a-t-il renchéri, une équipe mixte composée de militaires, gendarmes et policiers sera déployée dans les dites forêts. C’était le 1er juin, à Mopodji et Kossandji, deux villages riverains des forêts classées situés dans la sous-préfecture de Danguira, lors d’une tournée de prise de contact, d’information et de sensibilisation. « Sachez que de gré ou de force, tous ces hors-la-loi seront déguerpis » a-t-il insisté.

L’autorité administrative  a également saisi cette occasion pour mettre en garde tous les autochtones Akyé qui auraient favorisé cette infiltration. Non sans indiquer que tous ceux qui seront identifiés répondront de leurs actes devant les tribunaux.

Les populations souhaitent pour leur part, la poursuite de l’opération de délimitation des villages, la mise à leur disposition des enclaves pour leur permettre de cultiver des produits vivriers et également la délimitation des forêts classées de celles des villageois afin de mieux les protéger.

Nanou Benjamin a par ailleurs rappelé que le cacao cultivé dans les forêts classées ne sera plus acheté. Aux jeunes, il a conseillé de tourner le dos à la drogue et de surtout mettre fin aux violences dans tous les villages car, a-t-il poursuivi, des découvertes de morts suspectes ou par effusion de sang sont régulièrement signalées dans le département.

Boni Amlaman

Correspondant régional