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Divo : Les villages de Gnéhiri et M’Bazo mettent fin à leur conflit

jeudi, 21 mars 2013 22:04
Sous-préfecture de Divo Sous-préfecture de Divo Crédits: fratmat

Les deux agglomérations rurales ont  décidé d’une gestion commune de la rivière Boubo, dont l’exploitation les avait opposées.

En conflit depuis le 25 février dernier pour un problème de pêche dans le fleuve Boubo, les populations de Gnéhiri (Divo) et M’Bazo (Didoko) ont fumé le calumet de la paix, le mardi 19 mars, dans la salle de réunions de la sous-préfecture de Divo en présence des sous-préfets de Divo et de Didoko, Lago Digbeu Mathieu et Mme Brou Ruth ; à l’initiative de l’Onuci. Pour mener à bien cette cérémonie de réconciliation qui avait pour facilitateur Krégbé Alphonse, les représentants des deux villages ont été repartis dans trois ateliers: Chefférie traditionnelle et religieuse, les femmes et les jeunes. Au terme de ces travaux, plusieurs résolutions ont été prises. A savoir: trouver un consensus pour la gestion de l’eau, la mise en place d’un comité pour le règlement des conflits, la sensibilisation et la formation des populations par les agents des eaux et forêts et la direction régionale des ressources animales et halieutiques, l’implication de la chefferie traditionnelle et des religieux et l’invitation des élèves des deux villages à s’abstenir de toute sorte de violence. Pour le directeur régional des ressources animales et halieutiques, Koffi Kouakou Gaudens, toutes les eaux de la Côte d’Ivoire appartiennent à l’Etat et qu’il est interdit d’utiliser des produits toxiques pour pêcher. Mme Eba Tanoh du bureau des affaires civiles de l’Onuci de Divo soutient que son organisation ne se lassera jamais pour tout ce qui concerne la paix. Avant d’inviter les uns et les autres à la réconciliation et à la cohésion sociale. Le sous-préfet central de Divo, Lago Digbeu Mathieu, après avoir félicité l’Onuci pour une telle initiative, a indiqué que personne ne viendra imposer la paix à la population. Donc pour la résolution de tout conflit, il faut le dialogue et savoir demander et accepter le pardon. Il a remercié  les populations des deux villages pour avoir accepté de faire la paix. Avant de les inviter à éviter d’aggraver les petits problèmes qui mettent à mal la cohésion sociale. Il a souhaité que les résolutions de cette rencontre servent au bien-être des populations.

 

Soumaila Bakayoko

 

correspondant régional

 

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