Agboville: La cybercriminalité en hausse

jeudi, 15 août 2019 18:11
Agboville: La cybercriminalité en hausse Crédits: DR

La cybercriminalité connaît une hausse ces dernières années en Côte d’Ivoire, selon des experts de la police scientifique agissant dans le cadre d’une conférence pour sensibiliser et prévenir près d’un millier de scouts de l’association des éclaireurs unionistes de Côte d’Ivoire, campant sur un site du village de Grand-Moutcho, sur les dangers de la cybercriminalité.

Ce sont 2860 plaintes qui ont été enregistrées en 2018 en matière d’actes cybercriminels par les services de la Direction de l’informatique et des traces technologiques(Ditt), selon la délégation conduite par le capitaine Zégbehi Ismaël de la police scientifique.
Sur ces plaintes, 93% des victimes proviennent de la Côte d’Ivoire ou habitent le pays selon les données statistiques fournies.

Pour inverser la tendance, les experts de la police scientifique ont tout simplement mis en garde les scouts et partant la jeunesse ivoirienne contre ce qui est communément appelé ‘’broutage’’ et autres infractions que l’on commet au moyen de l’internet ou de tout autre système informatique.
Il leur a été demandé de faire très attention, dans la mesure où tout acte délictueux posé sur internet, notamment sur les réseaux sociaux laisse des traces que la police scientifique est capable de réveiller quand bien-même on croit l’avoir effacé.

Les cyber-délinquants, ont-ils indiqué ne sont pas seulement les ‘’brouteurs’’ et autres escrocs et arnaqueurs ou maîtres chanteurs de tout acabit, mais la Ditt à travers la Plateforme de la lutte contre la cybercriminalité(Plcc), se charge de tout ce qui se passe sur internet pour démasquer tous ceux qui se cachent derrière les claviers ou dans le monde virtuel pour mal agir, pour faire du tort à autrui, ne serait-ce que par les injures, la diffamation etc.
En Côte d’Ivoire une loi a été votée pour réprimer, ont-ils dit, l’ensemble des infractions commises sur internet ou sur un système d’information. Et les peines prévues pour les mis en cause vont d’un à 20 ans d’emprisonnement, assortis d’une amende de 100.000f à 100 millions de francs cfa.

D’où la recommandation aux jeunes d’abandonner le chemin de la facilité, de la cybercriminalité pour s’attacher à leurs études ou aux métiers qu’ils ont choisi d’apprendre pour assurer la relève des parents demain.

AIP