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Adhésion de 50 villages de Botro au Rhdp: Les chefs disent non au chantage et réitèrent leur engagement

lundi, 09 septembre 2019 16:07
Adhésion de 50 villages de Botro au Rhdp: Les chefs disent non au chantage et réitèrent leur engagement Crédits: DR

Les têtes couronnées des 50 villages des tribus Satiklan et Gbloh du département de Botro, qui ont décidé, en août dernier, de rejoindre le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), n’attendent pas céder au chantage des responsables locaux du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci).

Mieux, ils ont réitéré leur engagement d’adhérer au parti des houphouétistes au maire Pdci de Diabo, René Koumoin, à l’issue d’une de leur rencontre au foyer des jeunes Amani Doha de Diabo.

Après cette réunion organisée à l’initiative du ministre des Transports, Amadou Koné, coordonnateur Rhdp de la région de Gbêkê, dans le but de lancer des missions de sensibilisation à la paix et à la cohésion sociale dans la sous-préfecture de Diabo, l’élu municipal a essayé, en vain, de convaincre les chefs de revenir sur leur décision.

Une demande à laquelle ces derniers ont opposé un refus ferme. Ils lui ont fait savoir, par la voix de Kramo Brou, chef du village de Konankpinkro, que leur adhésion au Rhdp a été essentiellement motivée par les actions de développement du parti d’Alassane Ouattara au profit du département de Botro. 

Les leaders communautaires ont, par ailleurs, dénoncé l’attitude du maire Pdci à vouloir profiter du déjeuner, qui a couronné la réunion présidée par le sous-préfet de Diabo, pour prêcher pour sa chapelle politique.

L’information relayée, mardi, dans un média en ligne faisant état de la fidélité renouvelée des 50 villages de Botro au Pdci, qui ont récemment rejoint le Rhdp, n’est donc pas conforme à la réalité du terrain. Selon Rébecca Yao, membre du bureau politique du Rhdp, cette tentative de récupération politique, d’une rencontre visant essentiellement à promouvoir la paix dans la région, est malsaine.

« Venir dire dans un article de presse que le Pdci reste l’identité culturelle du peuple Gbloh est une honte. Un parti politique a pour vocation de répondre aux besoins sociaux et économiques des populations. Ce n’est pas une question d’appartenance ethnique, ni de religion », a-t-elle dénoncé. Avant de mettre au défi quiconque de présenter des enregistrements audio ou vidéo attestant que les chefs qui ont adhéré au Rhdp se sont désistés en faveur du Pdci.

GERMAINE GABO