Tribunal militaire: La commissaire Atsin Viviane écope de 24 mois de prison

jeudi, 13 février 2014 08:35

[13-02-2014. 10h00] Le sergent-chef Charles Ahiman passera trois années de détention militaire car reconnu coupable de séquestration, violence et détention illégale de l'ex-directrice de l'École nationale de police.

Tribunal militaire : La commissaire Atsin Viviane écope de 24 mois de prison

Le tribunal militaire d’Abidjan a condamné le 12 février, l’ex-directrice de l’École nationale de police (Enp), la commissaire principale Atsin Viviane à 24 mois de détention militaire. Elle a été reconnue à l’unanimité non coupable des délits de violation de consigne et d’abus de confiance.

Cependant, le parquet l’a déclarée coupable des délits de concussion (délit commis par un fonctionnaire qui perçoit des sommes indues, dans l'exercice de ses fonctions). La première femme commissaire de Côte d’Ivoire passera seulement deux mois à la Maison d’arrêt militaire d’Abidjan (Mama). Car, elle y a déjà passé 22 mois de détention préventive. Cette décision, même si elle est saluée par les avocats de la défense, est analysée comme une violation des droits.

C’est pourquoi, Me Désiré N. Coulibaly promet former un pourvoi en cassation sur la concussion. « Avec les débats, nous avons constaté que les faits qui lui sont reprochés ne sont pas fondés. Nous allons former un pourvoi en cassation car il y a violation de la loi en ce sens que  les éléments constitutifs de ladite infraction ne sont pas réunis », dénonce l’avocat Désiré Coulibaly.

En plus de Viviane Atsin, 6 autres officiers et sous-officiers ont comparu. Le lieutenant Hortense Kpidi poursuivie pour abus de confiance a été déclarée non coupable. Le lieutenant Maurice Akon a été reconnu coupable de délit de concussion. Il écope de 24 mois de prison. Le sergent-chef Charles Ahiman passera trois années de détention militaire, car reconnu coupable de séquestration, violence et détention illégale de l'ex-directrice de l'École nationale de police.

L’adjudant Egui N’cho a été reconnu coupable avec trois mois de détention militaire. Séka Chonou est non coupable et le sergent Sahi Diomandé écope de 10 années de prison ferme pour homicide involontaire.


Mémoué Diomandé