Mes vérités: Cei, Cni et défaite des Eléphants

samedi, 13 juillet 2019 13:03

La semaine dernière, nous avons, dans cette rubrique, avec vous, évoqué la question de la recomposition de la Commission électorale indépendante et du renouvellement des cartes nationales d’identité dont le délai de validité est passé.

Ces deux points continuent de faire l’actualité, c’est pourquoi nous nous y attarderons, encore une fois.

Dans le débat sur la recomposition de la Cei, certaines personnes ont décidé d’emprunter le chemin de la mauvaise foi pour conduire les Ivoiriens dans le vilain village de ‘’si je savais’’, le village des regrets. Comme si elles préparaient un désordre après l’élection présidentielle de 2020. Ces personnes, hier avec le pouvoir, aujourd’hui dans l’opposition, parce que n’appartenant plus à certains cercles d’amitié de l’actuel régime, veulent présenter la Cei comme l’épicentre du processus électoral, oubliant que l’élection, c’est l’affaire du peuple. Nous sommes fort surpris de les entendre dire que la crise post-électorale est imputable à la Commission électorale indépendante qui aurait failli. Remettant ainsi en cause l’élection d’Alassane Ouattara à la présidentielle de 2010. C’est vraiment formidable de le dire aujourd’hui, juste parce qu’on n’est plus l’ami des hommes au pouvoir. En toute sincérité, en analysant bien les faits, la crise post-électorale de 2010 est due à la mauvaise foi de Laurent Gbagbo.

Retournons 10 ans en arrière, réécoutons les différents messages et regardons ses agissements et ceux des membres de son clan. On s’apercevra qu’ils avaient décidé de réaliser ‘’un casse électoral’’. Par la force, avec leurs nombreuses milices et leurs hommes au sein des forces armées, ils ont voulu demeurer au pouvoir. Ceux ou celles qui veulent  faire croire que le mal vient de la Cei sont frappés d’une nouvelle sorte d’amnésie en vogue aujourd’hui en Côte d’Ivoire, qui est de dire tout le contraire de ce l’on disait lorsqu’on arpentait encore les couloirs du pouvoir et qu’on s’y léchait les babines. Le tabouret perdu amène certaines personnes à sortir de la logique. Ils ont perdu la raison qui veut que dans tout processus électoral, le dernier mot revienne au peuple. Il y a des pays où il n’existe pas de Commission électorale, mais l’on y a vu l’alternance. A la réalité, comme nous l’écrivions samedi dernier, tout ce remue-ménage est le fruit des exégètes de partis de l’opposition qui veulent crier à la tricherie après leur défaite à la présidentielle. Parce que c’est ce qui arrivera. Les partis de l’opposition, à un an du scrutin, n’ont rien à proposer aux Ivoiriens. Le peuvent-ils seulement ? Pour l’instant, la meilleure offre politique reste l’alliance des Houphouétistes.

L’autre sujet que nous abordons à nouveau, c’est le renouvellement de la carte nationale d’identité. Nous n’avons pas vraiment compris l’attitude des parlementaires proches des partis de l’opposition. Alors qu’ils exigent la gratuité de l’opération de renouvellement, eux ont vendu à 5000FCfa des tee-shirts bas de gamme à l’effigie de certaines personnalités de l’opposition, lors de la manifestation d’Anono, samedi dernier. Drôle de manière de vouloir la gratuité, alors que nous-mêmes ne sommes pas capables de poser des actes qui, normalement, devraient être gratuits. Comme dirait l’autre, c’est vraiment l’hôpital qui se fout de la charité. Rappelons que le coût fixé par le gouvernement pour l’opération est de 5000FCfa.

Le dernier point de cette semaine, c’est la défaite des Eléphants face aux Fennecs algériens, lors des quarts de finale de la Coupe d’Afrique des nations 2019 qui se déroule en Egypte. En nous appuyant sur cette pensée qui dit : ‘’Il n’y a pas d’échecs dans la vie. Il n’y a que des expériences enrichissantes qui nous renforcent jour après jour et nous conduisent sur le chemin de la réussite. Oser, agir, c’est ça le secret’’, ne tombons pas dans la flagellation des joueurs qui, au vu du match de jeudi, n’ont pas démérité. Il faut que les premiers responsables du football ivoirien fassent leur aggiornamento pour tirer les leçons de l’aventure au pays des Pharaons. Il ne s’agit pas de faire de grands bouleversements dans cette équipe en construction. A force de jouer ensemble, les automatismes que l’on recherche viendront. Winston Churchill disait : ‘’Le succès, c'est se promener d'échec en échec tout en restant motivé.’’ Vingt fois sur le métier, il faut remettre l’ouvrage. Merci à nos Eléphants qui, sans être au mieux de leur forme, ont tenu tête à une Algérie à 100% de son potentiel. Ne baissons pas les bras.

ETIENNE ABOUA  

 

Rate this item
(0 votes)
Écrit par  ETIENNE ABOUA