Le débrief: Ils veulent 20 millions chacun…et rien d’autre

lundi, 15 avril 2013 11:55
Des ex-combattants en concertation Des ex-combattants en concertation Crédits: Archives

[15-04-2013. 11h30] Tous affirment ne plus vouloir les « projets » mis en place pour leur réinsertion dans le tissu social et économique, après la crise politico-militaire.

Le débrief: Ils veulent 20 millions chacun…et rien d’autre


C’était une frayeur. Au moment où on s’y attendait le moins, le corridor-sud de Bouaké a été pris d’assaut par des jeunes gens. Ce sont des soldats démobilisés. Ce jeudi-là, ils ont bloqué le corridor. Plus d’entrées ni de sorties. « Ils sont nerveux et menaçants. Ils veulent bloquer les élections, s’ils n’obtiennent pas gain de cause », rapportait un correspondant sur place.

Leur revendication: obtenir chacun « au moins 20 millions de francs cfa ». Comme prime de démobilisation…Certains de ces anciens soldats qui se disent abandonnés, réclament même 40 millions.

Tous affirment ne plus vouloir les « projets » mis en place pour leur réinsertion dans le tissu social et économique, après la crise politico-militaire. L’affaire est prise au sérieux chez les autorités. « Une négociation est en cours. Tout va rentrer dans l’ordre », assurait une autorité militaire que nous avons interrogée par téléphone en milieu d’après-midi.

En début de soirée, tout est effectivement « rentré dans l’ordre ». Les barrages ont été levés. Les automobilistes dont certains auraient passé près de 10 heures à attendre, ont pu faire leur entrée dans Bouaké. De la ville, d’autres ont pu sortir pour des voyages vers le sud.

Sur les routes, les choses ne sont pas encore en ordre. Pour autant. Il y a un peu plus d’une semaine, nous attirons l’attention du Premier ministre ivoirien sur un phénomène qui tue en silence: les accidents de la route.

Cette semaine a pris fin avec deux drames sur l’autoroute du Nord. Pas moins d’une demi-douzaine de morts, en ce seul dimanche. Certains ont même été brulés vifs. Comme pour dire, que c’était d’une violence indescriptible.

La sécurité reste aussi une préoccupation. Samedi soir, un braquage sanglant a arraché au moins deux vies humaines à Yopougon-Niangon. Le même jour, le Président était de retour à Abidjan.

Après quelques jours de repos en France. Il a promis de suivre le dossier de la sécurité avec bienveillance. Il y a « une forte volonté de restructurer le secteur », a dit le Président Ouattara. Il a aussi promis de s’occuper des autres secteurs. Avec grande attention.

Bonne semaine à toutes et à tous !
 

Barthélemy KOUAMÉ
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