Le débrief: Ça se passe en mars

Le débrief: Ça se passe en mars

lundi, 25 mars 2013 08:13
François Bozizé François Bozizé Crédits: Archives

[25-03-2013. 10h34] 10 ans après le putsch de Bozizé. Presque jour pour jour. L’histoire se répète. Elle joue contre lui. Ce 24 mars, c’est François Bozizé qui est obligé de fuir. Vers la République Démocratique du Congo, ou vers le Cameroun.

Le débrief: Ça se passe en mars

Le 15 mars 2003, alors que Ange-Félix Patassé est en voyage au Niger, François Bozizé rentre au pays et s’empare de Bangui. C’est un coup d’État réussi. L’ex-chef d’état-major en disgrâce devient alors Chef de l’État. En tant que président du « comité militaire de salut ».

Ainsi, après plusieurs tentatives de coups d’État supposés ou réels, et de rébellion armée, Bozizé est devenu en mars 2003 l’homme fort de la Centrafrique. En 2005, il se fait élire 6e président de la République centrafricaine (Rca).

10 ans après le putsch de Bozizé. Presque jour pour jour. L’histoire se répète. Elle joue contre lui. Ce 24 mars, c’est François Bozizé qui est obligé de fuir. Vers la République démocratique du Congo, ou vers le Cameroun. Les spéculations vont bon train sur la localisation du désormais ex-président.

Derrière lui, un pays en proie aux pillages. La Rca, comme tous les pays en Afrique qui connaissent cette rupture soudaine, n’échappe pas à la règle. Couvre-feu dans Bangui et le reste du pays. Fait spécial toutefois, la mort d’une dizaine de soldats sud-africains. Ils étaient dans la capitale pour une mission sous-régionale de paix.

La semaine a été aussi marquée par des violences à Petit Guiglo. Ça se passe, cette fois, en Côte d’Ivoire. Là-bas aussi, l’histoire semble se répéter. Depuis plus de dix ans maintenant. Samedi, ce sont au moins six personnes qui ont été tuées. Des témoins ont parlé de violents combats. La situation est redevenue calme dimanche, mais le préfet de Bloléquin a instauré « une cellule de crise ». Comme pour désamorcer la bombe…

« La bombe », il y en a eu en France. L’ancien président de la République Nicolas Sarkozy a été mis en examen. Par le juge Gentil. C’est son nom. En termes simples, M. Sarkozy est poursuivi par la justice. Ce n’est pas passé inaperçu. Les réactions ne se sont pas faites attendre. Dans l’opposition, on évoque un complot. Mais pour la majorité des Français sondés le week-end, Nicolas Sarkozy conserve son « avenir politique » intact.

Bonne semaine à tous !

 

Barthélemy KOUAME

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Lu 2677 fois Dernière modification le mardi, 26 mars 2013 15:42